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Pourquoi châteaux, manoirs et grandes fermes sont un segment à part du marché du luxe : "Il y a une certaine discrétion"

Libre Immo | Le Dossier. La vie de château fait encore rêver mais est réservée à un public aisé qui en accepte les contraintes.

Van Hoof Thibaut
Plus le domaine entourant le château est vaste, plus l'ensemble sera recherché. Au contraire, les biens sans grande surface et en mauvais état sont moins bien cotés.
Plus le domaine entourant le château est vaste, plus l'ensemble sera recherché. Au contraire, les biens sans grande surface et en mauvais état sont moins bien cotés. ©Jean Luc Flemal

Vivre dans un château du XVIIIe ou XIXe siècle au cœur d'un domaine de plusieurs dizaines d'hectares, ce n'est pas donné à tout le monde. D'abord parce qu'il faut les moyens de se l'offrir et, surtout, parce qu'il faut accepter toutes les contraintes qui vont de pair. "Dans ce secteur de niche, ma définition du luxe est très différente de l'ostentatoire. Le luxe est, selon moi, un mode de vie discret, la capacité de faire la même chose que tout le monde, mais pas au même moment et pas au même endroit. Je veux dire par là qu'on peut considérer que le luxe des villas modernes de la Côte d'Azur ou de Knokke-le-Zoute n'a rien à voir avec le luxe d'un château ou d'un manoir. Ni dans l'architecture, ni dans la vie qu'on y mène", confie François Amory, gérant de la société Country Estates, spécialisée dans le segment des grandes propriétés et demeures.

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