Les prix des appartements à la Côte ? Ils continuent à grimper plus vite que la moyenne nationale
Sur les 3 dernières années, la progression est de 13,5 %, selon Immoweb. Un recul des prix est toutefois constaté pour les appartements à Knokke, sur la dernière année.

- Publié le 23-07-2024 à 08h00

Comment se portent les prix de l'immobilier à la Côte ? La question mérite d'être posée, dans un contexte général défavorable : la hausse des taux hypothécaires et le renchérissement des coûts de construction ont provoqué un ralentissement de l'activité immobilière et une certaine faiblesse des prix de l'immobilier, progressant globalement moins vite que l'inflation. Les experts d'Immoweb se sont donc intéressés à l'évolution des prix à la Côte (des appartements, principalement) en se penchant sur l'analyse de 21 000 annonces publiées sur leur site – ce ne sont donc pas des prix de vente mais des prix demandés par le vendeur. Que faut-il en retenir ?
1. Une hausse plus élevée que la moyenne nationale
Au cours des 3 dernières années, le prix des appartements à la Côte belge a enregistré une hausse de 13,5 %. Une progression plus élevée que la hausse moyenne du prix des appartements en Belgique (+ 9 %). Mais attention, sur la dernière année, le rapport s'inverse : pour la première fois depuis longtemps, les prix le long de la Côte ont enregistré une hausse plus modérée (+ 1,2 % entre juillet 2023 et juillet 2024) que la croissance nationale (+ 1,7 %). Explication de Piet Derriks, directeur général d'Immoweb : "La hausse des coûts de financement a rendu l'achat de résidences secondaires à la Côte moins accessible pour de nombreux acquéreurs".
À noter : si Knokke-Heist est la commune où le prix des appartements a grimpé le plus fort ces 3 dernières années (+ 17,9 %), elle a connu une inhabituelle baisse entre juillet 2023 et 2024 (-2,4 %), Nieuport (+ 15,4 %) la talonnant sur les 3 dernières années.
2. La distance par rapport à la plage
On le sait, la proximité avec la plage a un impact important sur le prix. Concernant les appartements (peu de maisons étant proches de la plage sur nos 67 km de Côte), les chiffres d'Immoweb montrent qu'un appartement situé à moins de 100 mètres de la plage (notamment sur le bord de mer) coûte en moyenne 27 % plus cher qu'un appartement situé à au moins 1 kilomètre de la plage. Et qu'un appartement se trouvant à moins de 500 mètres du bord de mer coûte environ 10 % plus cher qu'un appartement situé à 1 kilomètre de la plage. "Cela représente une opportunité pour les acheteurs souhaitant résider à la Côte sans nécessairement être en première ligne sur la plage", remarque Jonathan Frisch, économiste chez Immoweb. L'étude ne fait pas de distinction, par contre, entre les appartements bénéficiant d'une vue frontale sur la mer (très recherchés) et ceux qui ne disposent que d'une vue latérale sur la mer.


3. Et pourquoi pas la France ?
À ceux qui seraient tentés par l'achat d'une résidence secondaire (un peu) plus lointaine, l'étude d'Immoweb fournit des chiffres sur les prix d'un investissement sur la côte française (maisons et appartements confondus, voir l'infographie). On constate que seules trois régions côtières françaises (la Manche, la Bretagne et le Languedoc) proposent des prix proches de la moyenne belge (moins de 500 euros de différence par m²), au contraire des régions comme l'Atlantique, la Corse ou, surtout la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca). Et les prix dans les communes les plus chères de France – et souvent appréciées des Belges, comme Le Touquet (Manche), Lège-Cap Ferret, Les Portes-en-Ré (Atlantique) et, surtout, Saint-Tropez ou Ramatuelle (Paca) – sont (beaucoup) plus élevés qu'à Knokke, commune côtière belge la plus chère.