Un nouvel avertissement émis contre une arnaque bien ficelée
L'Autorité des services et marchés financiers (FSMA) a émis jeudi un nouvel avertissement, le deuxième cette année, concernant les fraudes de type "recovery room".

- Publié le 14-08-2025 à 13h26
- Mis à jour le 14-08-2025 à 17h34

Ces dernières sont des arnaques dans lesquelles les escrocs proposent aux victimes de fraude à l'investissement de les aider à recouvrer leurs pertes ou à récupérer les avoirs qu'elles ont perdus.
Les auteurs se font passer pour des cabinets d'avocats, des comptables, des policiers ou des services d'autorités de supervision financière. Ils usurpent des coordonnées d'entreprises ou d'instances officielles pour se donner une crédibilité.
Les malfrats demandent à être payés à l'avance pour leurs services, ce qui est un indice important pour détecter ce type d'arnaque. Ils justifient cette demande par la couverture de frais administratifs ou juridiques fictifs. Dans un autre scénario, les fraudeurs offrent leurs services gratuitement mais demandent à accéder à l'ordinateur de leurs victimes via un logiciel de bureau à distance. Ils peuvent ainsi installer des logiciels espions ou accéder aux espaces de banque en ligne des personnes visées.
Il arrive également que les fraudeurs demandent à leurs victimes de créer et d'activer un portefeuille sur une plateforme de cryptoactifs.
La FSMA déconseille fermement de donner suite à ce genre de proposition et met en garde le public contre plusieurs sociétés frauduleuses repérées : Cyber Justice, GL Markets et Money Recovery. Des fraudeurs se présentent également sous les noms suivants : Bybit, European Blockchain Association, Ombudsman Financial Services et Sentinel.