Plus de 70% des investisseurs sont préoccupés par l'état des finances publiques belges

Plus précisément, quatre investisseurs sur dix pensent que l'état précaire des finances publiques aura un impact négatif sur les actions et les obligations belges au cours des trois prochaines années.

Fleur Olagnier
Baromètre des investisseurs.
En outre, près d'un tiers des investisseurs belges pensent que leur niveau de vie diminuera au cours des trois prochaines années. ©Copyright (c) 2023 Mdisk/Shutterstock. No use without permission.

Pas moins de 40% des investisseurs belges estiment que la conjoncture s'est détériorée en Belgique au cours des trois derniers mois. C'est ce qu'indique le tout dernier baromètre ING. Le pourcentage d'investisseurs qui estiment que la conjoncture belge s'est améliorée est tombé à 24%, et les pessimistes (31%) restent également plus nombreux que les optimistes (27%) en ce qui concerne les prévisions pour les mois à venir.

"La question est de savoir s'il ne s'agit pas davantage d'une perception que d'une réalité : après tout, l'économie belge a connu une croissance honorable de 0,5% au premier trimestre, tandis que les prix à la consommation en mai étaient inférieurs à ceux du début de l'année", tempère Peter Vanden Houte, économiste en chef d'ING Belgique.

Pourtant, 20% des répondants estiment que la situation financière de leur ménage va se dégrader (20%) plutôt que s'améliorer (17%) dans les trois prochains mois. A noter que les pessimistes ont majoritairement plus de 55 ans.

Baromètre ING.
©ING

En outre, près d'un tiers des investisseurs belges pensent que leur niveau de vie diminuera au cours des trois prochaines... années ! À peine 18% d'entre eux estiment qu'il pourrait augmenter.

Sur les marchés boursiers

Par ailleurs, 28% des investisseurs prévoient une hausse des prix des actions sur les marchés boursiers d'ici le mois de septembre, et 27% tablent sur une baisse. L'appétit pour la prise de risque semble ainsi plutôt limité.

À peine 20% des investisseurs estiment que c'est le bon moment pour investir dans des secteurs plus risqués. Il faut remonter à octobre 2020 pour trouver un pourcentage aussi faible. A l'inverse, 31% des personnes interrogées envisagent d'investir dans des secteurs moins risqués.

Fait remarquable, 29 % des investisseurs pensent que c'est le bon moment pour investir dans des obligations, soit le niveau le plus élevé depuis avril 2011 ! "Il semble que les investisseurs ont l'impression que les taux d'intérêt sont proches de leur sommet et qu'il est opportun de bloquer ces taux plus élevés pour une période plus longue", explique Peter Vanden Houte.

Enfin, 71% des investisseurs sont préoccupés par l'état des finances publiques de la Belgique. Plus précisément, quatre investisseurs sur dix pensent que l'état précaire des finances publiques aura un impact négatif sur les actions et les obligations belges au cours des trois prochaines années.

À peine 4% des personnes interrogées pensent que le déficit budgétaire devrait être éliminé uniquement en augmentant les impôts, 54% préfèrent une réduction des dépenses et 30% visent une combinaison des deux mesures. La moitié des investisseurs pensent que la réforme fiscale en Belgique est une bonne idée, 11% pensent le contraire.

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