Du mouvement à la Bourse de Bruxelles : Colruyt chute, Cofinimmo décolle
Plusieurs fortes hausses et baisses sont à constater dans les premiers échanges à Bruxelles.
- Publié le 02-05-2025 à 09h52

Les Bourses européennes ouvrent en nette hausse vendredi, soutenues par la perspective de négociations entre les États-Unis et la Chine pour trouver une issue à la guerre commerciale qui oppose les deux premières puissances économiques mondiales. Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris s'affichait en forte hausse de 1,43 %, Francfort de 1,26 % et Londres de 0,86 %.
À Bruxelles, le Bel20 gagnait 0,68 %, à 4 459,72 points. La plupart des valeurs parmi l'indice bruxellois sont soit en forte hausse soit en forte baisse. Du côté des hausses, Cofinimmo était en tête avec 10 %, suivie par Melexis qui prenait 3,51 %. Du côté des pertes, WDP lâchait 6,05 %, Aedifica reculait de 2,90 %.
Chute libre pour Colruyt Group
Le distributeur accusait un fort recul à l'ouverture des marchés ce vendredi matin. Dans les premiers échanges, le titre perdait 17,69 %, 34,90 euros.
Colruyt Group a tenu à affiner, vendredi par voie de communiqué, ses prévisions pour l'exercice 2024/25 et a prévenu que son résultat d'exploitation devrait plutôt connaître "une légère baisse" et son résultat net "une diminution nette", selon ses chiffres provisoires non audités. "En raison de la plus forte concurrence sur le marché du détail belge et de l'inflation alimentaire plus faible que prévu initialement, la croissance du chiffre d'affaires consolidé sera inférieure aux prévisions et se situera aux alentours de 1 %", a détaillé Colruyt.
Lors de la publication des informations semestrielles consolidées de l'exercice 2024/25 en décembre, Colruyt Group avait indiqué qu'il aspirait à égaler pour l'exercice 2024/2025 le résultat d'exploitation de 470 millions d'euros et le résultat net de 368 millions d'euros réalisés au cours de l'exercice 2023/24.
En raison du chiffre d'affaires inférieur aux prévisions, la part de marché combinée (Colruyt, Okay, Spar et Comarché) a diminué sur l'ensemble de l'exercice. La baisse enregistrée au second semestre est inférieure à celle du premier semestre et, depuis le début de l'année civile 2025, la part de marché combinée de Colruyt Group augmente à nouveau, a encore souligné le groupe. Colruyt Group doit publier ses résultats complets le 17 juin prochain.
Un accord entre la Chine et les États-Unis ?
"Le ministère du Commerce en Chine vient de lancer le premier rameau d'olivier" de la guerre commerciale l'opposant aux États-Unis, commente Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management. C'est "une ouverture que nous n'avons pas vue depuis que Trump a porté les droits de douane à des niveaux inégalés depuis un siècle", a-t-il poursuivi.
La Chine a annoncé vendredi qu'elle évaluait une proposition de négociations émanant des États-Unis au sujet des droits de douane appliqués par les deux parties sur leurs marchandises. Donald Trump a affirmé mercredi qu'il y a "de très fortes chances" que Pékin et Washington parviennent à un accord.
Washington impose une surtaxe de 145 % sur de nombreux produits chinois depuis le mois d'avril. Pékin a réagi en dégainant des droits de douane de 125 % sur les marchandises importées des États-Unis.
Des résultats "mitigés"
Par ailleurs, "cela fait environ une semaine que Donald Trump et son administration n'ont pas alimenté les tensions en matière de politique commerciale, une accalmie qui fait du bien", malgré "des publications "mitigées" du côté des géants technologiques américains, écrit Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank, dans une note.
"Mitigées parce que Meta et Microsoft" puis Apple et Amazon "ont annoncé des résultats plus élevés que prévu pour le premier trimestre. Toutefois, les communiqués d'Apple et d'Amazon ont semblé bien plus prudents que ce à quoi s'attendaient les analystes", a-t-elle poursuivi. Apple a abaissé ses prévisions et s'attend à un bond de ses coûts du fait des droits de douane.
Quant à Amazon, le géant du commerce électronique, il prévoit seulement un bénéfice opérationnel compris entre 13 et 17,5 milliards de dollars au deuxième trimestre, alors que les analystes annoncent 17,6 milliards. Or, s'il s'établissait en bas de la fourchette, il serait en baisse par rapport à celui du deuxième trimestre 2024 (14,7 milliards).
