Le géant Douwe Egberts bientôt racheté pour un montant record par un groupe américain, l'action s'envole
Douwe Egberts et L'Or pourraient passer sous pavillon américain. Keurig Dr Pepper discute un rachat à 15,7 milliards d'euros.

- Publié le 25-08-2025 à 09h48
- Mis à jour le 25-08-2025 à 17h59

Les Bourses européennes ont ouvert en baisse lundi, prudentes à l'entame d'une semaine riche en indicateurs économiques, dont la croissance et l'inflation aux États-Unis, susceptibles de conforter les attentes du marché quant à une baisse des taux de la banque centrale américaine en septembre.
Dans les premiers échanges, la Bourse de Francfort reculait de 0,39 % et Paris cédait 0,32 %. La Bourse de Londres est quant à elle fermée en raison d'un jour férié (Summer Bank Holiday).
À Bruxelles, le Bel20 ouvrait à l'équilibre avec un léger gain de 0,03 %, à 4 849,36 points.
JDE Peet's s'envole après la rumeur de rachat
Keurig Dr Pepper s'apprête à racheter JDE Peet's, la maison mère de Douwe Egberts et L'Or, pour environ 15,7 milliards d'euros, selon Bloomberg et le Wall Street Journal. L'annonce pourrait intervenir dès ce lundi, et l'action JDE s'envole déjà de plus de 17 % à la Bourse d'Amsterdam.
Le géant américain, qui commercialise notamment Dr Pepper, Canada Dry et Schweppes, met ainsi la main sur un acteur majeur du café en Europe. JDE Peet's, détenu par le holding JAB du Belge Joachim Creus, regroupe plusieurs marques emblématiques, dont Douwe Egberts et L'Or.
Chute du laboratoire Valvena
L'action du laboratoire franco-autrichien Valneva dévissait de 26,46 % à 3,71 euros à l'ouverture de la Bourse de Paris, après que les autorités sanitaires américaines ont suspendu l'autorisation de son vaccin anti-chikungunya.
"Cette suspension entre en vigueur immédiatement et implique une interruption de l'envoi et de la vente d'Ixchiq", nom commercial du vaccin, "aux États-Unis", a détaillé Valneva dans un communiqué.
Les indicateurs
Le marché s'interroge sur le bien-fondé d'une éventuelle baisse des taux de la Fed en septembre, estime John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank, dans une note.
Après le colloque des banquiers centraux de Jackson Hole (Wyoming) vendredi, le président de la Fed, Jerome Powell, a estimé qu'une dégradation "rapide" du marché du travail aux États-Unis n'est pas à exclure et pourrait "justifier" une détente de la politique monétaire, et donc des taux d'intérêt. Toutefois, "certains investisseurs se posent la question de savoir si la Fed n'est pas sur le point de faire une erreur de politique monétaire alors que les actions, […] la dette publique américaine, le bitcoin et l'or sont tous à des niveaux records et que l'inflation repart à la hausse tout comme le taux de chômage", détaille John Plassard.
Dans ce contexte, "la publication du PIB américain jeudi et les données d'inflation (PCE) vendredi – l'indicateur préféré de la Réserve fédérale américaine pour l'inflation – seront le premier test de cette nouvelle orientation de la Fed", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.
Les investisseurs attendent aussi la publication mercredi des résultats du géant américain des semi-conducteurs pour le deuxième trimestre. "Tous les investisseurs + tech + observeront de près comment Nvidia s'est comporté avec son activité en Chine, en suspens, et une concurrence accrue", commente Ipek Ozkardeskaya. "Nvidia n'est plus seulement une action – c'est l'incarnation de l'intelligence artificielle, le coeur battant des Sept Magnifiques et le centre de gravité du S & P 500", un des principaux indices boursiers américains, commente Stephen Innes, gérant de Spi AM.
"Depuis 2022, son action a flambé de 1 400 %, propulsant sa valorisation au-delà de 4 000 milliards de dollars, et l'action représente désormais une pondération de 8 % dans l'indice S & P 500. D'une manière ou d'une autre, cette publication décidera si les indices s'envolent ou chutent", a-t-il poursuivi.
Le pétrole monte
Sur le marché du pétrole, vers 06H40 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, prenait 0,30 % à 67,93 dollars le baril, et celui du baril de WTI américain, 0,31 % à 63,86 dollars.