Achmat Hassiem, l'enfant-requin
Le 13 août 2006, Achmat Hassiem et son frère Tariq jouent les rôles de victimes lors d'un exercice de sauvetage en mer organisé sur une plage d'Afrique du Sud. Alors qu'ils sont dans l'eau, Achmat remarque une forme grise s'approcher de son frère. C'est un requin.
- Publié le 16-09-2016 à 06h37
- Mis à jour le 16-09-2016 à 06h40

Le 13 août 2006, Achmat Hassiem et son frère Tariq jouent les rôles de victimes lors d'un exercice de sauvetage en mer organisé sur une plage d'Afrique du Sud. Alors qu'ils sont dans l'eau, Achmat remarque une forme grise s'approcher de son frère. C'est un requin.
En frappant l'eau, le jeune homme essaye de détourner le squale de son frère, mais le grand requin blanc fonce alors droit sur lui. Achmat essaye d'éviter sa mâchoire, mais sa jambe droite ne suit plus… "C'est là que j'ai vu que la moitié de ma jambe était déjà dans sa bouche." Sa jambe a disparu, et avec elle ses rêves de devenir footballeur professionnel. Mais aidé par une championne sud-africaine, il embrasse la natation paralympique. Lorsque "l'enfant-requin" (son surnom) est en compétition, il utilise cette peur de 2006. "J'imagine qu'un grand requin blanc de 4,7 mètres est derrière moi, cela me pousse à aller plus vite." Après Rio, ses derniers Jeux, le sportif de 34 ans débutera une nouvelle carrière. "Maintenant arrive la partie la plus folle", sourit-il. Les Nations unies l'ont en effet nommé "gardien global des requins". Loin de ressentir de la haine envers l'animal, le Sud-Africain en sera l'avocat : "Cent millions de requins sont tués chaque année. Et il y a plus d'hommes tués par des grille-pain que par des requins."
Chaque jour, pendant les Jeux paralympiques, "La Libre" met le focus sur un athlète participant et vous raconte son destin hors du commun.
