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Au Liban, la trêve a débuté sous les bombes : "On arrive à un cessez-le-feu lorsque ni Israël ni le Hezbollah ne voient de meilleure alternative"

Le cessez-le-feu est entré cette nuit en vigueur après deux mois d'intenses bombardements. Le processus prévu pour le rendre pérenne reste fragile.

A Hezbollah supporter shoots in the air in celebration as displaced residents return to Dahiyeh, in Beirut, Lebanon, following a ceasefire between Israel and Hezbollah that went into effect on Wednesday, Nov. 27, 2024. (AP Photo/Bilal Hussein)
Alors que les derniers drones israéliens faisaient leur baroud d’honneur aux aurores, des tirs de joie ont retenti dans certains quartiers de Beyrouth. ©Copyright 2024 The Associated Press. All rights reserved

Dans la nuit du 26 au 27 novembre, presque tout Beyrouth est resté éveillé : l'accord de cessez-le-feu auquel a finalement consenti le gouvernement israélien mardi dans la soirée n'a en effet pas empêché Tsahal de mener une dernière série de frappes dans différentes régions du Liban, y compris au cœur de la capitale libanaise.

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"La multiplication soudaine des cibles au cœur de Beyrouth suggère qu'Israël ne se contente pas d'intensifier sa campagne de bombardements à la veille d'un cessez-le-feu. L'État hébreu tente de façonner le lendemain, par le biais de pressions politiques internes, en terrifiant un large échantillon de la société libanaise", commentait ainsi sur le réseau social X Peter Harling, spécialiste du Proche-Orient et fondateur du think tank Synaps à Beyrouth.

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