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Désormais classée à l'extrême gauche, la France insoumise ne décolère pas : un "trouble à l'ordre public électoral"

Le ministère de l'Intérieur a décidé de classer le parti de Jean-Luc Mélenchon à l'"extrême gauche" de l'échiquier politique pour les prochaines élections municipales. Une décision inédite, qui met le feu aux poudres dans les rangs de LFI.

Founder of French left-wing La France Insoumise (LFI) party Jean-Luc Melenchon delivers a speech during a campaign rally in support of La France Insoumise - Nouveau Front Populaire's MP David Guiraud, candidate in the municipal elections in Roubaix, northern France, on January 31, 2026. (Photo by Sameer Al-DOUMY / AFP)
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, dénonce une manœuvre “à la Trump” digne “d’une république bananière”. ©AFP or licensors

Une première en dix ans. Jusqu'ici rangée à "gauche", La France insoumise (LFI), fondée en 2016, se retrouve désormais propulsée à l'"extrême gauche", aux côtés de Lutte ouvrière (LO) et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). C'est du moins ce qu'indique une circulaire du ministère de l'Intérieur pour les municipales de mars prochain.

Ce document sert avant tout à rendre les résultats des élections plus lisibles pour les citoyens. Il est envoyé par la place Beauvau, à chaque scrutin, aux préfets de toute la France pour leur permettre de classer les différents candidats en fonction de leur nuance politique dans les villes de plus de 3 500 habitants. Au total, six nuances existent : extrême gauche, gauche, divers, centre, droite et extrême droite.

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