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Israël lance des "opérations terrestres" au Liban et ranime le spectre d'une occupation élargie 

Les Libanais déplacés ne rentreront pas chez eux tant que le nord d'Israël ne sera pas sécurisé, a averti le ministre israélien de la Défense.

Jenny Lafond
Israeli army soldiers are seen among military vehicles in the Upper Galilee in northern Israel near the border with Lebanon on March 16, 2026. The Israeli military said on March 16 that it had begun what it described as "limited ground operations" against Hezbollah in southern Lebanon. Lebanon was drawn into the Middle East war on March 2 when the Tehran-backed Hezbollah attacked Israel in response to the killing of the Iranian supreme leader in US-Israeli strikes, with Israel launching air raids on the neighbouring country and troop incursions into border areas. (Photo by Odd ANDERSEN / AFP) /
Des soldats de l'armée israélienne près de véhicules militaires, dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, ce 16 mars. ©AFP or licensors

Ce que les Libanais, et plus particulièrement le million de déplacés du sud du Liban, redoutaient depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars, est finalement arrivé. Lundi matin, l'armée israélienne a déclaré avoir entamé des "opérations terrestres limitées et ciblées contre des bastions clés" du mouvement chiïte, le long de la frontière, "dans le but de renforcer la zone de défense avancée".

Une offensive qui fait craindre le pire aux habitants des villages libanais frontaliers, déjà détruits à plus de 80 % par la multiplication des attaques israéliennes depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu signé fin novembre 2024 – quelque 15 000 violations de la trêve ont été documentées par la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

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