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Devenir américain malgré Donald Trump : "C'était comme une nouvelle naissance"

Deux cent cinquante ans après son indépendance, fêtée ce 4 juillet, la "nation d'immigrants" de John F. Kennedy est-elle toujours d'actualité ? Des étrangers naturalisés pendant la présidence Trump répondent.

WASHINGTON, DC - JULY 02: Winter Kanu holds an American flag as she and her parents attend The Great American State Fair on July 02, 2026 in Washington, DC. The Freedom 250-backed Great American State Fair, celebrating the 250th anniversary of the United States, runs through July 10th.   Joe Raedle/Getty Images/AFP (Photo by JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Depuis la fondation des États-Unis, les critères d’américanité ont constamment oscillé entre intégration et exclusion. ©2026 Getty Images

Dix-huit mars 2025. Said Bouftass pénètre dans le grand amphithéâtre d'un bâtiment administratif de Chicago (Illinois) avec une cinquantaine d'autres personnes. Cet artiste marocain de 54 ans est venu participer à sa cérémonie de naturalisation. Après quelques formalités administratives, un juge demande à la salle de se dresser pour la prestation de serment. La main droite levée, Said s'engage à renoncer à toute allégeance envers un autre pays, respecter et défendre la Constitution contre toute menace et servir les États-Unis sous différentes formes, y compris dans l'armée. Le texte se conclut par les mots : "Que Dieu me vienne en aide". "J'ai réellement ressenti chaque mot au plus profond de moi. C'était comme une nouvelle naissance", raconte-t-il quatre mois plus tard.

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