Les vraies raisons derrière le départ précipité de Donald Trump du G7: "Un déplacement d'Emmanuel Macron l'a irrité"
Plusieurs sources affirment que la visite symbolique d'Emmanuel Macron au Groenland aurait été un élément déclencheur du départ anticipé du président américain au sommet du G7.
- Publié le 20-06-2025 à 11h55
- Mis à jour le 20-06-2025 à 12h02

Le départ prématuré de Donald Trump du sommet du G7 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon et Canada) dans les Rocheuses en Alberta, n'a pas manqué de soulever des spéculations. "Je dois rentrer aussi vite que possible", avait-il simplement affirmé, avant d'ajouter plus tard qu'il souhaitait être "mieux informé" de la crise iranienne.
À la suite de ce départ du président américain, Emmanuel Macron a déclaré lors d'une conférence de presse que les États-Unis avaient fait une "offre" pour "une rencontre et des échanges avec les Iraniens" en vue d'un cessez-le-feu. Un commentaire qui a provoqué la colère de Donald Trump qui a démenti les propos du président français sur son compte Truth Social : "[Emmanuel Macron] n'a aucune idée de la raison pour laquelle je suis maintenant en route pour Washington, mais cela n'a certainement rien à voir avec un cessez-le-feu. C'est beaucoup plus gros que ça", ajoutant que : "volontairement ou pas, Emmanuel ne comprend jamais rien".
Trois fonctionnaires présents lors de ce sommet évoquent une autre raison derrière le départ de Donald Trump de ce G7 : la visite d'Emmanuel Macron au Groenland, terre convoitée par le président américain depuis son investiture. Selon ces sources, interrogées par le Financial Times, cette visite aurait "irrité" Trump et contribué à sa décision de quitter prématurément le G7.
Le président français a en effet fait escale sur l'île autonome danoise avant de se rendre à Kananaskis pour le sommet. Pendant cette visite, il a exprimé sa solidarité pour "la souveraineté et l'intégrité territoriale" du Danemark. Il a aussi appuyé son désaccord avec le projet de son homologue américain d'annexion, estimant que "ce n'est pas ce qui se fait entre alliés". La Maison-Blanche n'a pas, à ce stade, commenté les tensions entre les deux présidents.