Ce qu'il faut retenir de l'audition d'Hillary Clinton dans le cadre de l'affaire Epstein : "À la fin, c'est devenu assez inhabituel"
L'ancienne secrétaire d'État a répondu pendant six heures aux questions d'élus de la Chambre des représentants, au sujet de ses contacts passés éventuels avec Jeffrey Epstein et, aussi, à des sujets plus "inhabituels"…
- Publié le 27-02-2026 à 08h08
- Mis à jour le 27-02-2026 à 13h03

"Je n'avais aucune idée de leurs activités criminelles, a résumé Hillary Clinton au sujet du couple Epstein-Maxwell. Je ne me souviens pas avoir un jour rencontré M. Epstein. Je n'ai jamais volé à bord de son avion ou visité son île, ses maisons ou ses bureaux."
De guerre lasse, au sortir de sa "déposition très longue et répétitive" devant une commission d'enquête parlementaire, l'ancienne secrétaire d'État l'a répété à la presse : "Je ne sais pas combien de fois j'ai dû dire que je ne connaissais pas Jeffrey Epstein."
La déposition a eu lieu à huis clos, jeudi, à Chappaqua (État de New York), où les Clinton résident depuis 1999. Elle s'est terminée après plus de six heures au cours desquelles Hillary Clinton a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées.
Sans rien d'inattendu, donc : aucun document connu dans les archives sur le prédateur sexuel ne suggère le moindre contact avec l'ex-Première dame. Son nom n'apparaît que dans des revues de presse.
Deux poids, deux mesures
Dans sa déclaration préliminaire, l'ex-Première dame, toujours combative, a répété que son mari et elle ont "été horrifiés par ce que nous avons appris au sujet de leurs crimes".
Elle a reproché au président de la commission, le Républicain James Comer, une forme de deux poids, deux mesures : "vous avez assigné à comparaître huit responsables des forces de l'ordre, qui dirigeaient tous le ministère de la Justice ou le FBI lorsque les crimes d'Epstein ont fait l'objet d'enquêtes et de poursuites. Sur ces huit personnes, une seule a comparu devant la commission. Cinq des six anciens procureurs généraux ont été autorisés à soumettre de brèves déclarations indiquant qu'ils n'avaient aucune information à fournir."
Hillary Clinton a également souligné le refus de la commission de tenir des auditions publiques, en dépit des demandes de transparence. Ce qu'elle qualifie d'" échec" vise, accuse-t-elle, "à protéger un parti politique et un mandataire public".
Les surprises sont venues de certaines questions des élus républicains, a toutefois confié la Démocrate : "A la fin, c'est devenu assez inhabituel parce qu'ils m'ont interrogée à propos des ovnis et posé des questions au sujet du "pizzagate", l'une des théories du complot les plus viles et bidon à avoir été propagées sur le Web."
La suite du feuilleton, ce vendredi : l'ancien président Bill Clinton passe à son tour sur le gril. Dans son cas, il devra répondre de ses voyages à bord de l'avion privé du milliardaire et des circonstances dans lesquelles ont été prises certaines photos au contenu ambigu.
