Une lettre d'adieu attribuée à Jeffrey Epstein publiée : "C'est un privilège de pouvoir choisir le moment où l'on dit au revoir"

Un juge fédéral de l'État de New York, aux États-Unis, a publié mercredi une lettre d'adieu que le délinquant sexuel Jeffrey Epstein aurait rédigée quelques semaines avant son suicide. Un ancien codétenu aurait retrouvé la missive après une précédente tentative, ratée, du financier.

"Ils ont enquêté sur moi pendant des mois - N'ONT RIEN TROUVE!!!", peut-on lire sur cette note manuscrite, restée sous scellés pendant plusieurs années et rendue publique à la demande du New York Times. "C'est un privilège de pouvoir choisir le moment où l'on dit au revoir", poursuit le document divulgué par le juge Kenneth Karas, chargé du dossier du codétenu. "Qu'est-ce que tu veux que je fasse? Que je mette à pleurer?!". "PAS DRÔLE", est-il écrit et souligné. "NE VAUT PAS LA PEINE", conclut le message.

Affaire Epstein - Un juge new-yorkais publie une lettre d'adieu attribuée à Epstein avant son suicide
Affaire Epstein - Un juge new-yorkais publie une lettre d'adieu attribuée à Epstein avant son suicide

Un ancien compagnon de cellule de Jeffrey Epstein, Nicholas Tartaglione, serait tombé en juillet 2019 sur cette note dissimulée entre les pages d'une bande dessinée, peu après que le sexagénaire a été retrouvé inconscient, un vêtement enroulé autour du cou. Il avait survécu à l'incident. Quelques semaines plus tard, le 10 août, le criminel sexuel était décédé dans sa cellule et sa mort classée comme un suicide.

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Le New York Times indique s'être entretenu avec cet homme, aujourd'hui incarcéré en Californie. D'après le quotidien, le message avait été classé dans le dossier du codétenu et est passé sous les radars pendant plusieurs années. Le journal a alors demandé à la justice de le publier.

L'authenticité de la note n'a pas encore pu être vérifiée, souligne le New York Times. Ce dernier relève que la lettre reprend certaines expressions ("bust out cryin", "No fun") que Jeffrey Epstein utilisait dans ses courriels. La dernière apparaît en outre dans un autre message retrouvé dans la cellule du délinquant au moment de sa mort.

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