Le camp Trump sous pression ? Des responsables militaires américains soumis au détecteur de mensonges après des fuites
Le Pentagone a soumis des dizaines de ses hauts responsables militaires au détecteur de mensonges pour déterminer l'origine d'une fuite d'informations.

- Publié le 06-09-2026 à 15h40

Le New York Times a révélé ce vendredi 4 septembre que 50 membres de l'état-major interarmées, le personnel de planification et de conseil du Pentagone, avaient dû se soumettre au test du polygraphe dans le cadre d'une fuite d'information concernant une pénurie de munitions dont soufreraient les États-Unis.
Une information confirmée par CBS, qui a rajouté que le chef d'état-major des armées Dan Caine n'avait, lui, pas été testé.
Fin juillet, des informations de presse avaient rapporté que les États-Unis rationnaient l'utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, après que les réserves avaient été fortement réduites à cause de la guerre en Iran.
L'administration Trump avait ensuite démenti, le président américain affirmant que le pays disposait "de quantités énormes de munitions".
Selon des sources interrogées par CBS, les personnes ayant été testées par le polygraphe n'auraient pas donné d'informations aux médias. Les responsables auraient donc réussi le test.
Interrogé sur cette enquête par l'AFP, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a refusé de commenter toute "question interne de personnel ou d'enquête", mais a affirmé qu'il prenait "toutes les fuites d'informations classifiées relevant de la sécurité nationale extrêmement au sérieux" et menait "les enquêtes appropriées en conséquence".
"Sécuriser des informations classifiées est essentiel pour assurer la sécurité des États-Unis et celle de nos troupes déployées dans le monde", a-t-il ajouté.
Le FBI n'aurait pas pris parti dans le test même si le nombre de personnes testées laisse penser qu'il s'agit d'une enquête à grande échelle.
Le test du polygraphe est une pratique courante lors de vérifications d'antécédents ou de renouvellements d'habilitations de sécurité pour les agents du gouvernement ayant accès aux secrets d'État les plus sensibles. Malgré tout, le fait de faire ces tests à une aussi grande échelle est très rare selon le New York Times et CBS, surtout dans le cadre d'une enquête concernant des fuites.

