Qui est ce mannequin qui fait parler d'elle et avec laquelle Musk, "piégé", a du mal à vivre la séparation?
Vivian Wilson, la fille d'Elon Musk, est devenue un symbole de résistance à son père.
- Publié le 09-09-2026 à 18h56
- Mis à jour le 10-09-2026 à 14h08

Dans un spot publicitaire, Vivian Wilson observe, presque amusée, un robot humanoïde tondre sa pelouse avant de déclencher l'arrosage automatique qui le fait tomber."Il a été conçu pour obéir, lâche-t-elle. Moi, non", ajoute-t-elle. La machine ressemble à s'y méprendre à un robot Tesla Optimus, conçu par les équipes de son célèbre père Elon Musk. Le message, lui, ne laisse guère de doute sur les destinataires.
Vivian Wilson, 22 ans, est devenue l'égérie de la marque espagnole Desigual pour une campagne baptisée "Born to disobey" – ce qui dit tout. Dans les images qui accompagnent le spot, elle maltraite le robot, le regarde brûler. Une mise en scène qu'elle assume, puisqu'elle ne loupe jamais une occasion d'alerter sur l'impact de l'intelligence artificielle dans l'industrie de la mode, accusée selon elle de priver des créatifs de leur travail tout en endommageant l'environnement. Mais derrière le message écologique et social affleure une histoire plus intime.
Née en 2004 sous le prénom Xavier, aînée d'une fratrie de quatorze enfants, Vivian entame sa transition de genre à 16 ans, avec l'accord signé de ses deux parents. Elle prend alors le nom de sa mère, l'écrivaine canadienne Justine Wilson, et abandonne celui de son père. Une "séparation" dont peine à se remettre Elon Musk. L'entrepreneur américain dira plus tard avoir été"piégé", affirmant avoir perdu son fils,"tué par le virus de l'esprit woke". Vivian, elle, soutient qu'il connaissait parfaitement les enjeux de sa transition. Depuis, elle ne lui parle plus, et l'attaque souvent publiquement : elle l'a qualifié de"cruel, colérique et narcissique", a évoqué sans détour son salut nazi lors d'un meeting de Donald Trump, et n'hésite pas à tourner en dérision ses prises de position sur les réseaux sociaux. La jeune femme construit par ailleurs sa propre carrière.
Polyglotte, passée par un lycée québécois puis par Tokyo, où elle a un temps étudié la traduction, elle s'est imposée ces dernières saisons comme mannequin sur les podiums des fashion weeks new-yorkaises, avant de faire la couverture deTeen Vogue. Financièrement indépendante, férue de musique coréenne K-pop, et de compétitions "Drag Race", elle refuse l'étiquette d'icône de la résistance à son père que certains voudraient lui coller. Avec les années, Vivian Wilson est devenue le "contre-pouvoir" de l'un des hommes les plus puissants de la planète. Vivian Wilson n'a jamais revendiqué ce rôle, mais chacune de ses prises de parole montre qu'elle l'incarne tout de même…