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Charles Michel, anatomie d'une chute

Vendredi soir, le Belge a annoncé, via Facebook, son retrait de la liste du MR pour les élections européennes. Une volte-face qui nuit davantage à sa crédibilité.

(FILES) Belgium's Prime Minister Charles Michel arrives at the European Council in Brussels on October 17, 2018. European Council chief Charles Michel announced on January 26, 2024 he was dropping a bid to try and win a seat in upcoming EU parliament elections after coming under "personal attacks". (Photo by Ben STANSALL / AFP)
Le Premier ministre belge Charles Michel arrive au Conseil européen à Bruxelles le 17 octobre 2018. ©AFP or licensors

C'est à croire qu'en essayant de freiner sa descente aux enfers, Charles Michel a laissé glisser son pied sur la pédale d'accélération. Vendredi soir, dans une volte-face inattendue, le Belge a annoncé, via Facebook, son retrait de la liste du MR pour les élections européennes. Il a cédé face aux "réactions négatives" et aux "attaques blessantes" qu'a suscitées sa candidature, qui l'aurait obligé de quitter avant l'heure son poste de président du Conseil européen. Depuis, les critiques à l'égard du Belge n'en sont que plus sévères. Elles se lisent dans le silence de certains diplomates qui se contentent de lever les yeux au ciel quand on prononce le nom de Charles Michel. D'autres vident leur sac, avec une franchise inhabituelle pour les cénacles européens. Le cocktail est explosif : l'incompréhension face à ce rétropédalage se mêle à un agacement qui semble s'être accumulé depuis des mois à l'égard de ce "protégé" du président français Emmanuel Macron. Et le paradoxe est cruel : son comportement et ses pirouettes risquent d'éclipser tout son bilan, pourtant moins contesté, d'architecte du compromis européen au fil des crises.

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