IVG dans la Constitution: Gabriel Attal arrive au Congrès de Versailles avec le fils de Simone Veil

Le Premier ministre Gabriel Attal est arrivé lundi à Versailles, accompagné du fils de Simone Veil, Jean, quelques minutes avant l'ouverture d'un Congrès historique visant à inscrire la "liberté garantie" de recourir à l'Interruption volontaire de grossesse dans la Constitution.

Il y a près de 50 ans, Simone Veil faisait adopter la loi sur la légalisation de l'avortement en France. Le Congrès sera ouvert à 15H30 par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, avant un discours du chef du gouvernement et des représentants des différents groupes parlementaires.

"Nous avons une dette morale" envers toutes les femmes qui ont "souffert dans leur chair" d'avortements illégaux, a déclaré lundi Gabriel Attal, saluant "l'étape fondamentale" du Congrès qui doit valider l'inscription de l'IVG dans la Constitution.

"Nous avons une dette morale envers toutes ces femmes, qui ont souffert dans leur chair comme dans leur esprit, parfois jusqu'à y perdre la vie", a déclaré le Premier ministre en ouverture du Congrès à Versailles où sont conviés les 925 députés et sénateurs.

"Nous sommes hantés par la souffrance et par la mémoire de tant et tant de femmes qui, des décennies durant, ont souffert de ne pas pouvoir être libres", a-t-il insisté, se félicitant de "l'aboutissement d'un long combat".

"La marche du progrès a fait son office", a ajouté M. Attal, rappelant la longue marche des militantes pour garantir le droit à l'avortement. "C'est une étape fondamentale que nous pouvons franchir, une étape qui restera dans l'histoire".

"Aujourd'hui la France est pionnière. Aujourd'hui, vous direz au monde que oui, la France est fidèle à son héritage, à son identité de nation, à nulle autre pareille pays phare de l'humanité, patrie des droits de l'homme et aussi et surtout les droits de la femme", a-t-il ajouté.

En France, le Parlement se réunit en Congrès à Versailles, pour "ancrer le droit à l'avortement dans l'Histoire"

Le chef du gouvernement est arrivé à Versailles accompagné du fils aîné de Simone Veil, Jean.

"En garantissant la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse dans notre Constitution, nous donnons une deuxième victoire à Simone Veil et à toutes celles qui ont ouvert la voie".

Néanmoins, près de 50 ans après l'adoption de la loi sur la légalisation de l'avortement en France, "la liberté d'avorter reste en danger", car "nos libertés sont par essence menacées", a-t-il souligné.

"Ce texte est un rempart aux faiseurs de malheur", a-t-il affirmé, appelant à "ne jamais s'endormir, ne jamais baisser la garde, ne jamais subir".

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