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Les cent premiers jours de Friedrich Merz à la chancellerie sans période de répit

A Berlin, le chancelier allemand mène une coalition faible depuis 100 jours. Pas de période de grâce ou d'acclimatation pour le chef de la CDU/ CSU, qui fait face à des défis immenses, en interne mais aussi sur la scène internationale.

Salomé Hénon Cohin
Ukrainian President Volodymyr Zelensky (R) walks next to German Chancellor Friedrich Merz upon arrival in the garden of the chancellery in Berlin to join a video conference of European leaders with the US President on the Ukraine war ahead of the summit between the US and Russian leaders, on August 13, 2025. European leaders will hold online talks with US President Donald Trump, hoping to convince him to respect Ukraine's interests when he discusses the war with Putin in Alaska on Friday. (Photo by John MACDOUGALL / POOL / AFP)
Le chancelier allemand Friedrich Merz a accueilli le président ukrainien Volodymyr Zelensky, mercredi 13 août, à Berlin. ©AFP or licensors

Il n'aura fallu que deux mois à la coalition CDU/SPD pour montrer ses limites: début juillet, lors d'une séance chaotique au Bundestag, les députés conservateurs ont voté contre la candidature de Frauke Brosius-Gersdorf au poste de juge constitutionnelle, pourtant censée être la candidate soutenir par leur gouvernement. La raison invoquée? Sa proximité avec la gauche et ses positions jugées trop progressistes sur l'avortement et le port du voile, Brosius-Gersdorf étant la candidate proposée par le SPD. Résultat: la juriste a retiré sa candidature début août, n'ayant pas supporté cette pression politique et médiatique.

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