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Les incidents de Ceuta ébranlent l'unité européenne sur la migration et créent de vives tensions entre l'Espagne et plusieurs États membres

Rome et Copenhague ont suggéré de suspendre la participation de Madrid à l'espace de libre circulation Schengen, d'autres pays critiquent la procédure espagnole de régularisation.

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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni (au Palais Chigi, à Rome, en avril 2023). ©Copyright (c) 2023 Alessia Pierdomenico/Shutterstock. No use without permission.

Répondant à la demande pressante de nombreux États membres de l'Union européenne (UE), la présidence irlandaise du Conseil a convoqué une réunion en visioconférence des ministres de l'Intérieur des Vingt-sept, pour discuter des événements survenus le 30 juillet à Ceuta. Ce jour-là, quelque 72 000 personnes, selon Madrid, ont tenté de franchir la frontière séparant l'enclave espagnole du Maroc. Au moins 72 d'entre elles auraient perdu la vie, toujours selon l'Espagne, tandis que Rabat minimise le bilan et parle de onze victimes.

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