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En Iran, "le pouvoir prend en compte la possibilité d'un changement d'orientation de la politique"

La présence d'un (seul) candidat réformateur à l'élection présidentielle traduit la volonté des autorités de gonfler le taux de participation, selon le chercheur Thierry Coville.

Iranians cheer as they attend an election campaign rally by conservative Iranian Parliament Speaker Mohammad Bagher Ghalibaf, two days ahead of a presidential vote to replace the late president, in Tehran on June 26, 2024. Six candidates are vying in the June 28 snap elections to succeed the ultraconservative president Ebrahim Raisi, who died in a helicopter crash on May 19, 2024. (Photo by ATTA KENARE / AFP)
Des partisans du conservateur Mohammad-Bagher Ghalibaf, l'un des favoris à la succession d'Ebrahim Raïssi. ©AFP or licensors

Soixante-et-un million d'Iraniens étaient attendus ce vendredi dans les bureaux de vote pour élire le successeur du très conservateur Ebrahim Raïssi, (mal) élu en 2021 et mort le mois dernier dans un accident d'hélicoptère survenu dans le nord-ouest du pays. Quatre candidats (sur six validés) s'opposent dans la course à la présidence de la République islamique, un poste qui reste toutefois dépendant du pouvoir du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Cette élection présidentielle anticipée n'en représente pas moins un baromètre de légitimité pour le pouvoir. Cette "république théocratique" est depuis de nombreuses années contestée par une frange grandissante de la population exposée aux sanctions, ce qui se traduit au niveau des urnes. Et ce, alors que le pays demeure au cœur des enjeux du Moyen-Orient, en particulier en tant que chef de file de l'Axe de résistance à Israël.

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