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Pourquoi le nouveau président iranien risque de décevoir les espoirs placés en lui

Élu sur des promesses de réformes, Massoud Pezeshkian n'aura pas les mains libres, qui plus est dans un contexte politique délétère. Explications.

Iran's newly-elected President Masoud Pezeshkian (C), former foreign minister Mohammad Javad Zarif (L), and Hassan Khomeini (R), grandson of the Islamic Republic's founder Ayatollah Ruhollah Khomeini, visit Khomeini's shrine in the south of Tehran on July 6, 2024. Pezeshkian, who advocates improved ties with the West, on July 6 won a runoff presidential election against ultraconservative Saeed Jalili, the interior ministry said. (Photo by ATTA KENARE / AFP)
Le président élu Massoud Pezeshkian, avec Mohammad Javad Zarif (gauche) et Hassan Khomeini (droite), le petit-fils du fondateur de la République islamique, lors d'une visite au mausolée de ce dernier, le 6 juillet à Téhéran. ©AFP or licensors

Massoud Pezeshkian, qui prendra début août la succession de feu Ebrahim Raïssi, ne sera probablement pas à la hauteur de l'espoir qu'il a suscité dans une partie de la société iranienne et dans le monde. Le nouveau président, élu le 5 juillet, a promis lors de sa campagne d'améliorer les conditions de vie des Iraniens, d'alléger les sanctions internationales contre son pays, de relâcher l'application du voile obligatoire pour les femmes, ainsi que d'œuvrer à une "détente" avec les États-Unis, ennemi idéologique de la République islamique. Ces positions modérées lui avaient valu l'appui de figures de proue des factions réformatrices et modérées, dont les anciens présidents Mohammad Khatami (1997-2005) et Hassan Rohani (2013-2021) et du chef de la diplomatie de ce dernier, Mohammad Javad Zarif.

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