Guerre au Moyen-Orient: l'Iran aurait accepté de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz", affirme Donald Trump

Voici les derniers événements en lien avec la guerre au Moyen-Orient ce vendredi.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, qui a dit vouloir organiser une rencontre entre les dirigeants des deux pays.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah.

Guerre au Moyen-Orient - La menace des États-Unis: "Si vous ne respectez pas ce blocus, nous aurons recours à la force"

Par ailleurs, Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

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Ormuz rouvert, Trump dit à l'AFP qu'il ne reste pas de "points de blocage" avec l'Iran

Donald Trump a assuré vendredi, peu après l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, qu'il n'y avait pas de "points de blocage" pour conclure un accord de paix, dans des déclarations à l'AFP.

"Nous sommes très proches d'obtenir un accord", a dit le président américain, joint par téléphone. A la question de savoir s'il restait des désaccords entre les deux pays ennemis, le président américain a répondu par la négative.

L'Iran dément avoir accepté le transfert de son uranium enrichi

L'Iran a nié vendredi avoir accepté le transfert de ses stocks d'uranium enrichi, au lendemain de déclarations de Donald Trump sur ce sujet qui se trouve au coeur des contentieux entre les deux pays ennemis.

"L'uranium enrichi de l'Iran ne sera transféré nulle part. Tout comme le sol iranien est sacré à nos yeux, cette question revêt une grande importance pour nous", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d'Etat. 

Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", avait déclaré jeudi le président américain, en référence aux stocks d'uranium hautement enrichi en possession de l'Iran, avant de réaffirmer vendredi qu'il ne restait pas de "points de blocage" pour conclure un accord.

Le président argentin Milei attendu dimanche en Israël

Le président argentin Javier Milei est attendu dimanche en Israël pour rencontrer son allié, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, une visite qui intervient sur fond de cessez-le-feu dans la guerre au Moyen-Orient.

Cette visite en Israël, la troisième du président ultralibéral depuis son entrée en fonction en décembre 2023, a lieu après l'expulsion récente du chargé d'affaires de l'ambassade d'Iran à Buenos Aires. Javier Milei arrivera en Israël dimanche, jour où il se rendra au Mur des Lamentations et rencontrera Benjamin Netanyahu, a indiqué vendredi la présidence argentine.Le lendemain, il s'entretiendra avec le président israélien Isaac Herzog, avant de rentrer à Buenos Aires mercredi.

Javier Milei est étroitement aligné sur les Etats-Unis et Israël, qu'il considère comme ses "alliés stratégiques naturels" et dont il a salué les récentes attaques contre l'Iran.Dans une interview à la télévision israélienne diffusée jeudi, Milei a qualifié l'Iran "d'ennemi de tout l'Occident" et fait l'éloge de ses alliés Trump et Netanyahu, "déterminés à mettre fin à ce fléau pour l'humanité".

Sous le gouvernement Milei, l'Argentine a déclaré organisations "terroristes" le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) et la Force Al-Qods, l'un de ses bras opérationnels.

Le 2 avril, le pays sud-américain a expulsé le plus haut représentant diplomatique iranien en Argentine, Mohsen Soltani Tehrani, en réponse à un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères comportant, selon le gouvernement, des "accusations fausses, offensantes et infondées". 

Buenos Aires a alors dénoncé le "refus persistant" de l'Iran de coopérer avec la justice dans l'affaire de l'attentat contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA), ainsi que le non-respect des mandats d'arrêt et des demandes d'extradition internationaux.

Le président libanais affirme que son pays n'est plus "le théâtre des guerres de qui que ce soit"

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé vendredi que son pays n'était plus "le théâtre des guerres de qui que ce soit", après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah.

"Nous sommes confiants dans le fait que nous sauverons le Liban, (...) nous avons repris le Liban et le pouvoir de décision du Liban pour la première fois depuis près d'un demi-siècle", a déclaré M. Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve, ajoutant qu'"aujourd'hui, nous négocions pour nous-mêmes, (...) nous ne sommes plus un pion dans le jeu de quiconque, ni le théâtre des guerres de qui que ce soit, et nous ne le serons plus jamais".

Le Liban ne conclura aucun accord avec Israël portant atteinte à ses "droits"
Le Liban travaille à "un accord permanent" après le cessez-le-feu avec Israël

Le Liban travaille à "un accord permanent" avec Israël après le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi, a affirmé son président, niant que des discussions directes avec son voisin constituent un "signe de faiblesse".

"Nous nous retrouvons dans une nouvelle phase", a déclaré Joseph Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve: "une phase de transition (...) pour travailler à un accord permanent qui sauvegarde les droits de notre peuple, l'unité de notre pays et la souveraineté de notre nation".

Ces pourparlers directs, alors que le Liban est en état de guerre avec Israël depuis 1948, ne sont "pas un signe de faiblesse ou une concession", a ajouté le chef de l'Etat, promettant de ne pas "céder un iota du territoire national".

Réouverture d'Ormuz par l'Iran: "un pas dans la bonne direction", salue le chef de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU a salué vendredi la réouverture du détroit d'Ormuz aux navires commerciaux par l'Iran, y voyant "un pas dans la bonne direction", a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric à la presse.

"La position des Nations unies reste claire: il faut que le rétablissement total des droits et liberté de navigation internationaux dans le détroit d'Ormuz soit respecté par toutes les parties", a-t-il ajouté, espérant que la réouverture de la voie maritime cruciale contribuera, avec le cessez-le-feu, à "créer de la confiance entre les parties".

Trois Kurdes iraniens tués dans des frappes dans le nord de l'Irak, selon un groupe d'opposition
La Belgique "prête à contribuer dès que les conditions seront réunies"

La Belgique "est prête à contribuer à une mission multinationale de pacification visant à préserver la liberté de navigation (dans le détroit d'Ormuz), dès que les conditions appropriées seront réunies", a écrit le Premier ministre Bart De Wever sur le réseau LinkedIn, à la suite d'une conférence avec des pays "non-belligérants" à Paris.

Ces pays se sont dits prêts vendredi, lors d'une conférence autour du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre britannique Keir Starmer, à "une mission neutre" de sécurisation du détroit d'Ormuz, dont ils ont demandé la "pleine réouverture", au-delà de l'annonce iranienne venue percuter la réunion. La Belgique en fait partie, le gouvernement ayant déjà pris cette décision.

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