Guerre au Moyen-Orient: le Koweït visé par des missiles et drones iraniens

Suivez les dernières informations et les principaux événements sur la guerre au Moyen-Orient de ce jeudi 3 septembre.

Agences
Iranian domestically-built Zolfaghar, top, and Zolfaghar Bassir missiles are displayed by the armed forces in a temporary exhibition in front of the Azadi (Freedom) monument in Tehran, Iran, Wednesday, July 29, 2026. (AP Photo/Vahid Salemi)
Des missiles iraniens Zolfaghar et Zolfaghar Bassir, fabriqués en Iran, sont exposés par les forces armées devant le monument Azadi, à Téhéran, le 29 juillet 2026. ©Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

L'Iran a mené mercredi une riposte d'envergure au Moyen-Orient et juré de "briser" l'ennemi américain après une nuit de frappes meurtrières sur son sol, qui ont endeuillé un mariage - un "crime de guerre" selon Téhéran.

Les bombardements ont fait au total 19 morts, dont sept membres des forces armées mais aussi des civils, l'un des bilans les plus élevés depuis plusieurs mois.

Guerre au Moyen-Orient : Trump prêt à frapper à nouveau l'Iran "à tout moment"

"Hier soir, nous avons détruit bien plus que leur radar. L'attaque a été très violente, et nous sommes prêts à en lancer une autre à tout moment", a averti mercredi Donald Trump.

En représailles, les forces armées iraniennes ont revendiqué des frappes tous azimuts contre des alliés des Etats-Unis dans la région - Jordanie, Koweït, Bahreïn, Irak mais aussi Emirats arabes unis.

Conséquence: les cours des hydrocarbures ont de nouveau bondi, le Brent repassant le seuil des 90 dollars.

Les dernières infos en direct:

Israël libère un civil capturé au Liban, quatre autres relâchés vendredi

Israël a annoncé jeudi la libération de cinq civils capturés dans le sud du Liban, où il est en guerre avec le Hezbollah pro-iranien: l'un d'eux a déjà été remis à l'armée libanaise, les autres doivent être relâchés vendredi.C'est la première annonce de ce genre depuis le début en avril des négociations entre le Liban et Israël, sous l'égide des Etats-Unis."Il a été décidé de relâcher cinq civils libanais qui avaient été arrêtés dans des zones sous contrôle de l'armée israélienne dans le sud du Liban", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué."

A l'issue de leur interrogatoire, il est apparu qu'il s'agissait de citoyens (...) qui n'avaient pas participé à des activités terroristes", a-t-il ajouté.Cette démarche "ouvre la voie à une reprise des négociations" à Rome, a estimé une source officielle libanaise. Aucune date n'a pour l'instant été fixée.Les autorités israéliennes n'ont pas dévoilé l'identité de ces personnes, ni les circonstances dans lesquelles elles avaient été capturées.L'un des cinq hommes a été transféré via le poste-frontière de Naqoura par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et remis à l'armée libanaise dans la région de Tyr, a indiqué une source militaire à l'AFP.L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a précisé qu'il se nommait Malek Ghazi.

Sa famille, originaire d'Aïn Aata dans le sud-est du Liban, avait annoncé en octobre 2025 avoir perdu tout contact avec lui après qu'il était sorti, selon elle, faire du sport.La libération des quatre autres, "deux Libanais et deux Syriens", a été reportée à vendredi, selon la source libanaise.- Dépouilles de Juifs libanais -Beyrouth avait demandé lors de la dernière session de pourparlers en août à Rome la libération d'un premier groupe de ses ressortissants, enlevés depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024.Un comité de proches de ces Libanais estime leur nombre à plus d'une trentaine.La délégation israélienne avait pour sa part remis au Liban une liste des noms de ceux dont Israël réclame la restitution des restes.Le Premier ministre Nawaf Salam a salué la libération du premier civil libanais et remercié "l'administration américaine", qui parraine les discussions avec Israël.Il s'est engagé à continuer à oeuvrer "jusqu'à la libération de tous nos prisonniers, la révélation du sort des disparus et le retrait total israélien des territoires libanais (...), quelle que soit la difficulté du processus de négociation".

Les Etats-Unis ont salué - par la voix d'un porte-parole du département d'Etat - "le gouvernement d'Israël et le gouvernement du Liban pour avoir fait preuve de bonne foi à travers ces premières étapes", et espèrent que cela "servira de base à des discussions élargies sur d'autres questions civiles".Le Liban et Israël ont signé un accord-cadre le 26 juin prévoyant que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, en commençant par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.Selon des estimations, Israël aurait appréhendé des dizaines de personnes au Liban voisin depuis 2024, parmi lesquelles des combattants du Hezbollah, mais aussi des civils. Son armée annonce parfois avoir capturé des combattants du mouvement chiite.Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre.Le groupe armé et financé par l'Iran avait déjà affronté Israël d'octobre 2023 à novembre 2024, en solidarité avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.

Selon le bureau du Premier ministre israélien, l'annonce jeudi "fait suite aux efforts déployés par Israël et le Liban pour localiser et rapatrier les dépouilles des dirigeants de la communauté juive qui avaient été enlevés et tués au Liban".Douze Juifs libanais, dont le chef de cette communauté, avaient été enlevés entre 1984 et 1986, alors que des groupes clandestins accusés d'être liés au Hezbollah kidnappaient des Occidentaux. La plupart ont été exécutés.Par ailleurs, l'armée israélienne avait annoncé mi-août avoir rapatrié la dépouille d'un soldat tué au Liban en 1982.

"Je n'appellerais pas ça une guerre", dit Vance

JD Vance a jugé jeudi que le conflit en Iran, sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche d'importantes élections législatives, n'était pas "une guerre", tout en affirmant que le passage dans le détroit d'Ormuz était "presque" revenu à la normale.Alors que, selon le Wall Street Journal, le président Donald Trump réfléchirait à déclarer purement et simplement la fin du conflit, le vice-président a tenu à minimiser les hostilités, pendant une conférence de presse à la Maison Blanche."Je n'appellerais pas ça une guerre.

En ce moment il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il déclaré, alors que les Etats-Unis ont frappé des cibles iraniennes à deux reprises ces derniers jours.L'une de ces attaques, que l'Iran a promis de venger, a tué quatre personnes lors d'un mariage."Les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a dit JD Vance, en réponse à une question sur cette frappe, ajoutant que les Etats-Unis menaient malgré tout "une enquête approfondie".

Le républicain de 42 ans a par ailleurs refusé de se prononcer sur une quelconque date de fin des hostilités, alors qu'au début du conflit, il y a six mois, Donald Trump avait évoqué une durée maximale de quelques semaines.Le gouvernement américain insiste beaucoup depuis quelques jours sur la reprise selon lui forte du passage dans le stratégique détroit d'Ormuz, et JD Vance est allé dans le même sens."Si vous retournez trois mois en arrière, en ce qui concerne le pétrole et le gaz qui sortaient du détroit d'Ormuz à cause des menaces iraniennes, il n'y avait quasiment rien. Maintenant, nous sommes presque de retour à la situation d'avant le conflit", a dit le vice-président américain.- "Grand contrôle" sur Ormuz -"Nous avons un grand contrôle sur le détroit d'Ormuz. Nous faisons passer 30, 40 navires par nuit", a assuré de son côté Donald Trump, dans un entretien avec la chaîne conservatrice britannique GB News, diffusé jeudi.

Le ministère américain de l'Energie avait lui évoqué lundi un chiffre de 17 millions de barils de pétrole ayant transité par ce passage très disputé, et Donald Trump a partagé sur son réseau Truth Social un graphique faisant état de 18 millions de barils quotidiens, selon lui proche du chiffre de 20 millions d'avant la guerre.Le trafic de navires de matières premières (hydrocarbures mais aussi engrais et minéraux) a dégringolé à 10 transits par jour en moyenne après le verrouillage du détroit par Téhéran le 1er mars, contre 95 transits quotidiens en moyenne en février, selon une analyse AFP des données de la plateforme de suivi de flux maritimes Kpler.

La signature d'un accord entre Washington et Téhéran mi-juin pour des pourparlers de paix a permis un rebond temporaire à 36 transits par jour, avant une rechute à 15 entre la reprise des affrontements le 8 juillet et le 22 août.Depuis le 8 juillet, les deux tiers des transits sont devenus "fantômes" ou inconnus, contre moins de 1% avant la guerre, selon Kpler. Il s'agit de navires repérés de part et d'autre du détroit, mais dont l'itinéraire exact ne peut être confirmé faute de données suffisantes (transpondeurs désactivés, signaux brouillés, images satellites manquantes).

Vance confirme une enquête sur une frappe contre un mariage en Iran mais se dit "sceptique"

Le vice-président américain, JD Vance, a confirmé jeudi que les Etats-Unis enquêtaient au sujet d'une frappe contre un mariage en Iran, qui a fait quatre morts selon les Iraniens, mais s'est dit "sceptique"."Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré à la presse en réponse à une question sur cette frappe, ajoutant que les Etats-Unis menaient malgré tout "une enquête approfondie".

Vance assure que le passage de pétrole a "presque" retrouvé ses niveaux d'avant le conflit

JD Vance a assuré jeudi que le passage de pétrole et de gaz par le détroit d'Ormuz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant le début du conflit avec l'Iran.

"Si vous retournez trois mois en arrière, en ce qui concerne le pétrole et le gaz qui sortaient du détroit d'Ormuz à cause des menaces iraniennes, il n'y avait quasiment rien. Maintenant, nous sommes presque de retour à la situation d'avant le conflit", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse à la Maison Blanche.

Plus de 250 enfants tués dans le conflit au Liban, selon l'ONG Save the Children

Dans le sillage de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, des combats ont de nouveau éclaté au Liban entre Israël et le Hezbollah. Ce conflit a coûté la vie à au moins 257 enfants et fait 1.039 blessés au cours de cette période, selon le communiqué. Ces chiffres s'appuient sur des informations fournies par le ministère libanais de la Santé.

Près de 1.300 enfants ont été victimes de ces violences, conclut l'ONG, soit en moyenne plus de sept par jour. Même depuis que les deux parties ont conclu un cessez-le-feu en juin, les enfants continuent d'être victimes de violences, d'expulsions et des conséquences de la destruction des infrastructures, selon Save the Children.'

"La violence, les expulsions et la destruction des infrastructures ne doivent pas devenir la nouvelle norme", a déclaré le porte-parole de Save the Children Allemagne. Les enfants ont un besoin urgent de protection et d'un cessez-le-feu durable. L'ONG met également en garde contre les conséquences sur l'éducation des enfants libanais.

Netanyahu estime que faire tomber le pouvoir iranien est "à portée de main"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé jeudi que la chute du pouvoir iranien était "à portée de main", dans une vidéo diffusée par son bureau d'une rencontre avec des responsables sécuritaires.

Affirmant que le "régime iranien se bat pour sa survie", il a affirmé que selon lui Israël a "la capacité d'éliminer cette menace une fois pour toutes. C'est-à-dire de faire tomber ce régime. C'est la principale mission qui nous reste, mais elle est proche, pas impossible, à portée de main".

Un ministre israélien présente un plan pour vider Gaza de ses habitants

Le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a présenté jeudi un plan pour vider la bande de Gaza de sa population palestinienne qui serait envoyée à l'étranger, une proposition qui arrive avant des élections disputées en Israël.

Cette figure de l'extrême droite israélienne a fixé comme objectif le départ de 250.000 Palestiniens de Gaza en un an, puis du reste des quelque deux millions d'habitants de ce territoire ravagé par la guerre entre Israël et le Hamas au cours des six années suivantes.

"C'est réaliste", a assuré ce pilier de la coalition au pouvoir, dont les déclarations sont régulièrement condamnées à l'étranger. Il a également affirmé que plusieurs pays étaient "prêts" à accueillir les Gazaouis, sans préciser lesquels.

Israël annonce la libération de cinq Libanais qu'il détenait
Les Gardiens de la Révolution jurent de venger l'attaque américaine lors d'un mariage

Le chef des Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l'Iran, a promis jeudi de venger la mort de quatre personnes tuées lors d'un mariage par une frappe américaine dans le sud du pays.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a déclaré Ahmad Vahidi dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Iran: six membres de la marine tués mardi dans des attaques américaines

Six membres de la marine iranienne ont été tués dans de récentes frappes américaines, a rapporté jeudi l'agence de presse iranienne Tasnim, sur fond de reprise des hostilités entre Washington et Téhéran.

"Durant les attaques criminelles menées par l'armée terroriste américaine le 1er septembre sur des secteurs du pays, six membres de la marine de la République islamique d'Iran sont tombés en martyr", a indiqué l'agence Tasnim, sans préciser où ils avaient été tués.

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