Les opérations d'Israël en Syrie pourraient constituer des "crimes de guerre", selon des enquêteurs de l'ONU

Des "crimes de guerre" pourraient avoir été commis dans le cadre des opérations militaires menées par Israël sur le territoire de la Syrie, ont déclaré mardi des enquêteurs de l'ONU.

An Israeli army vehicle patrols near the fence leading into the UN-patrolled buffer zone, which separates Israeli and Syrian forces on the Golan Heights, near the Druze village of Majdal Shams in the Israel-annexed Golan Heights on December 15, 2024. Israeli Defence Minister Israel Katz has ordered the military to "prepare to remain" throughout the winter in the UN-patrolled buffer zone that is supposed to separate Israeli and Syrian forces on the Golan Heights. (Photo by Jalaa MAREY / AFP)
Les opérations d'Israël en Syrie pourraient constituer des "crimes de guerre", selon des enquêteurs de l'ONU (photo prétexte) ©AFP or licensors

"La Commission est vivement préoccupée par la persistance des violations israéliennes" en Syrie, a déclaré à Genève Fionnuala Ni Aolain, membre de la Commission d'enquête des Nations unies sur la Syrie, lors d'une session du Conseil des droits de l'Homme.

Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis la chute, en décembre 2024, du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition islamiste, visant notamment les infrastructures militaires.

L'armée israélienne a également déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967.

Israël affirme y avoir instauré une "zone de sécurité" qu'il entend maintenir.

"L'activité militaire israélienne dans le sud de la Syrie s'intensifie et s'ancre davantage, marquée par des incursions terrestres, des patrouilles, des raids et des fouilles à répétition", a observé Mme Ni Aolain.

Selon elle, "l'installation par Israël d'un réseau de points de contrôle temporaires et d'infrastructures militaires permanentes sur le territoire syrien a lourdement affecté la population civile. Israël a également procédé à l'interrogatoire et à la détention de centaines d'habitants, y compris des mineurs".

En juin 2026, la Commission dit avoir recensé 49 personnes - dont deux enfants - ayant été détenues par les forces israéliennes sur le territoire syrien, "après avoir vraisemblablement été transférées au-delà de la frontière syrienne".

"De tels actes pourraient constituer des crimes de guerre", a assuré Fionnuala Ni Aolain, rappelant que le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait affirmé en juillet dernier que "ce qui se passe dans les environs du plateau du Golan est totalement inacceptable".

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