Dan Caine, l'architecte atypique de l'opération menée par Donald Trump en Iran
Depuis qu'il est sorti de sa retraite, le chef d'état-major des armées Dan Caine a piloté deux opérations militaires d'importance : la capture de Nicolas Maduro et les frappes aériennes sur l'Iran.
- Publié le 04-03-2026 à 17h10
- Mis à jour le 05-03-2026 à 14h21

Dan Caine est celui qui a planifié les frappes américaines et israéliennes en Iran. En décembre 2024, le lieutenant-général de l'U.S. Air Force et capital-risqueur prend sa retraite. Celle-ci sera de courte durée : deux mois plus tard, à la surprise générale, Donald Trump révoque Charles Quinton Brown Jr. de son poste de chef d'état-major des armées. A sa place, il nomme Dan Caine, confirmé dans ses nouvelles fonctions par le Sénat en avril dernier. Avec une particularité : il n'obtient sa quatrième étoile - accédant au grade de général - qu'à l'occasion de sa nomination au plus haut poste militaire du pays.
Un profil atypique
Pilote de chasse, Dan Caine affiche plus de 2800 heures de vol à son actif. Entre 2009 et 2016, il cumule les activités d'entrepreneur, d'investisseur et de membre de la Garde nationale. Avant de gravir les échelons : Dan Caine devient Directeur associé des affaires militaires de la CIA, entre 2021 et 2024.
Depuis qu'il est le patron des armées américaines, Dan Caine n'a pas chômé. Ainsi, la capture de Nicolás Maduro lui a demandé des mois de préparation, passés à étudier les déplacements, routines et habitudes alimentaires du président vénézuélien.
Désaccord avec Trump
Quant à l'intervention américaine en Iran, Donald Trump lui demande de préparer trois options militaires. Selon le Washington Post et le Wall Street Journal, des désaccords seraient survenus entre Dan Caine et le président américain Donald Trump, les jours précédant les frappes sur l'Iran. Le chef d'état-major des armées aurait alerté le Républicain sur le risque d'une intervention : manque de munitions, soutien insuffisant des alliés, possibles victimes américaines et alliées, et affaiblissement des capacités de défense aérienne.
Sur Truth Social, le résident de la Maison Blanche avait botté en touche, réfutant cette divergence de vues. Dan Caine "préférerait ne pas voir de guerre", écrivait alors Donald Trump, tout en assurant qu'une intervention militaire en terre iranienne "serait quelque chose de facile à gagner". Le Républicain, au passage, ajoutait que le général "ne sait faire qu'une chose : gagner et, s'il en reçoit l'ordre, il mènera la charge".
Force est de constater que, sur ce dernier point, le président américain n'a pas menti.
