Israël a dit dimanche se préparer à "encore plusieurs semaines de combats" contre ses ennemis de l'Iran et du Hezbollah libanais, avec au coeur des hostilités des infrastructures vitales de la région, aspirée par la guerre.
Guerre au Moyen‑Orient: l'Iran menace de détruire des "infrastructures vitales" après l'ultimatum de Donald Trump
La guerre au Moyen-Orient entre dans son 23e jour ce samedi. Dernières déclarations, frappes et réactions internationales : le point sur les événements en direct sur La Libre.
- Publié le 22-03-2026 à 08h42
- Mis à jour le 22-03-2026 à 23h02
Israël doit s'attendre à "encore plusieurs semaines de combats" contre le Hezbollah libanais et l'Iran, a prévenu dimanche le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient.
L'armée israélienne va "intensifier ses opérations terrestres ciblées" et les frappes au Liban, a prévenu dimanche soir son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.
"L'opération contre l'organisation terroriste Hezbollah ne fait que commencer (...) Il s'agit d'une opération de longue haleine et nous y sommes préparés", a affirmé Eyal Zamir, selon un communiqué.
"Nous nous préparons maintenant à intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes, conformément à un plan structuré. Nous n'arrêterons pas avant que la menace ne soit repoussée loin de la frontière et qu'une sécurité à long terme soit assurée aux habitants du nord d'Israël", a-t-il ajouté.
Plus de trois semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, des infrastructures clés de la région sont visées, qu'il s'agisse de sites gaziers, pétroliers ou nucléaires.
Trois semaines après le début du conflit au Moyen-Orient, la compagnie aérienne Etihad Airways, basée aux Émirats arabes unis, a repris ses vols à l'aéroport de Bruxelles. Le premier vol entre Abu Dhabi et Zaventem a eu lieu samedi, comme l'indique le site web de la compagnie.
L'armée israélienne a frappé dimanche, dans le cadre d'une série de raids contre le Hezbollah, un pont utilisé selon elle par le mouvement pro-iranien, faisant craindre au président libanais une "invasion terrestre".
Le président du Liban, Joseph Aoun, a dénoncé les frappes israéliennes menées dimanche dans le sud du pays contre des ponts et d'autres infrastructures, les qualifiant de "prélude à une invasion terrestre".
Un conflit prolongé au Moyen-Orient, qui durerait "plus de six mois", provoquerait de "vrais impacts" sur les économies mondiales, qui "en souffriront" toutes, a prévenu dimanche le PDG de TotalEnergies sur la chaîne chinoise CGTN.
Ne pas répondre positivement à la demande d'aide formulée par les Etats du Golfe, "constitue un mauvais signal politique", a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot, dimanche midi, dans l'émission VTM Nieuws. Selon lui, le sujet devrait revenir sur la table du gouvernement vendredi prochain.
L'armée a diffusé plusieurs alertes indiquant qu'elle avait identifié "des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'État d'Israël".
Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, a déclaré, après une première alerte, qu'aucun blessé n'avait été signalé après cette nouvelle salve.
L'armée israélienne a indiqué que ses équipes se rendaient sur des "sites d'impact" dans le centre du pays, tandis que les médias locaux montraient des images de dégâts légers le long d'une route dans la ville de Holon, au sud de Tel-Aviv.
Ces frappes interviennent au lendemain d'une double attaque de missiles iraniens sur deux villes du sud d'Israël. Samedi soir, des missiles iraniens ont touché les villes de Dimona et Arad, dans le désert du Néguev (sud), faisant 175 blessés.
L'hôpital Soroka, situé à Beer Sheva (dans le désert du Néguev) a indiqué avoir pris en charge 175 personnes, dont 23 nécessitaient un traitement supplémentaire et 10 se trouvaient dans un état grave.
A Dimona comme Arad, les déflagrations ont éventré des immeubles d'habitation et creusé d'impressionnants cratères dans le sol.
L'Iran a revendiqué ces tirs de missile, affirmant qu'il s'agissait d'une "réponse" à l'attaque "ennemie" contre le complexe de Natanz (centre), rapportée plus tôt par Téhéran.
L'armée israélienne a annoncé qu'elle enquêtait sur les raisons pour lesquelles les systèmes de défense aérienne, habituellement très performants, n'avaient pas réussi à intercepter les missiles entrants.

