Guerre au Moyen-Orient : Trump fustige le vote "antipatriotique" visant à mettre fin à la guerre contre l'Iran

Suivez toutes les informations de ce jeudi 4 juin sur la guerre au Moyen-Orient.

President Donald Trump speaks in the Oval Office of the White House, Wednesday, June 3, 2026, in Washington. (AP Photo/Alex Brandon)
Donald Trump a dit mercredi que les discussions avec l'Iran pourraient aboutir dès "ce week-end", mais n'a pas non plus exclu qu'elles échouent, alors que Téhéran affirme qu'"aucun progrès" n'est fait. ©Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Donald Trump a dit mercredi que les discussions avec l'Iran pourraient aboutir dès "ce week-end", mais n'a pas non plus exclu qu'elles échouent, alors que Téhéran affirme qu'"aucun progrès" n'est fait.

"On me dit que les négociations se passent très bien en réalité. Très bien. (...) Si cela arrive, cela pourrait ne pas arriver, qui sait, mais si cela arrive cela pourrait être ce week-end", a jugé le président américain lors d'un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

Ces propos contrastent avec les déclarations du ministre des Affaires étrangères iranien, lequel a affirmé mercredi qu'il n'y avait "aucun progrès tangible" dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon une interview à une télévision libanaise rapportée par l'agence Tasnim.

Un soldat israélien tué dans le sud du Liban malgré l'accord de cessez-le-feu
Liban: huit morts dans des frappes israéliennes dans le sud et l'est

Des frappes israéliennes ont fait huit morts et huit blessés jeudi dans l'est et le sud du Liban, a annoncé le ministère de la Santé, au lendemain de l'annonce à Washington d'un nouveau cessez-le-feu avec Israël.

Cinq personnes ont été tuées dans une frappe dans l'est du pays et trois autres près de la ville de Tyr, dans le sud, selon le ministère qui précise que trois enfants et trois femmes figurent parmi les blessés.

Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine

Vladimir Poutine a jugé jeudi que l'attention des Etats-Unis s'était détournée de la guerre en Ukraine depuis le début du conflit lancé par Washington contre l'Iran.

"Il est clair que l'administration américaine est contrainte de déplacer son attention et de traiter cette question avant toutes les autres", a déclaré le président russe à des responsables d'agences de presse internationales, dont l'AFP, à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

Washington condamne "l'attaque scandaleuse" imputée à l'Iran ayant visé l'aéroport à Koweït

Les Etats-Unis ont condamné jeudi "les attaques scandaleuses et inacceptables" imputées à l'Iran ayant visé l'aéroport du Koweït, qui ont fait un mort et une soixantaine de blessés.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio "a condamné les attaques scandaleuses et inacceptables menées par l'Iran contre l'aéroport international du Koweït et d'autres régions du pays", selon un communiqué de son porte-parole publié quelques heures après une rencontre à Washington entre M. Rubio et son homologue koweiti.

Liban: l'armée va commencer à se déployer "dans des zones pilotes" du sud

L'armée libanaise va commencer à se déployer "dans des zones pilotes" du sud du pays, a annoncé jeudi le Premier ministre Nawaf Salam, au lendemain de l'annonce d'un accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël à Washington.

Cet accord, rejeté par le Hezbollah, mentionne la mise en place de ces zones contrôlées exclusivement par l'armée après le retrait israélien de parties du sud du Liban.

Il s'agit d'une "première étape (...) concrète et tangible" qui "ne porte pas préjudice à notre droit à un retrait (israélien) total", a déclaré le Premier ministre, cité par le porte-parole du gouvernement.

Le manque d'accès aux sites nucléaires iraniens est une "préoccupation en matière de prolifération"

L'Agence internationale de l'énergie atomique a déclaré dans un rapport confidentiel consulté jeudi par l'AFP que le manque d'accès à des sites nucléaires importants en Iran constituait un "motif de préoccupation en matière de prolifération" et elle a appelé l'Iran à "coopérer de manière constructive".

"Bien que l'Agence reconnaisse que les attaques militaires contre les installations et sites nucléaires iraniens ont créé une situation sans précédent, il est crucial qu'elle puisse mener sans délai des activités de vérification en Iran", indique le rapport.

Liban: l'armée va commencer à se déployer "dans des zones pilotes" dans le sud
Le Hezbollah a informé les autorités libanaises de son refus de l'accord de cessez-le-feu avec Israël
Liban : la France soutient le cessez-le-feu, se "tient à disposition"

Emmanuel Macron a déclaré jeudi que la France "soutenait" un cessez-le-feu au Liban, après l'annonce d'un accord à Washington, et qu'elle se tenait "à disposition pour avancer sur ce chemin" au sein du mécanisme de coordination mis en place avec les Etats-Unis.

"Nous soutenons le cessez-le-feu entre le Liban et Israël et tout ce qui permet de restaurer la paix, de lutter contre les activités terroristes et de pleinement établir la souveraineté, l'intégrité territoriale du Liban", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au Monténégro.

"La France se tient évidemment, comme nous l'avons toujours fait, à disposition pour avancer sur ce chemin. Il y a un mécanisme de coordination qui a été mis en place, où les Etats Unis et la France sont ensemble. Si le cessez-le-feu est sérieux, c'est ce mécanisme qu'il faut réactiver pour pouvoir faire le suivi et vérifier sa mise en oeuvre", a-t-il ajouté.

Le Hezbollah rejette le cessez-le-feu avec Israël

Le Hezbollah rejette les conditions d'un cessez-le-feu convenues mercredi entre le Liban et Israël.

"L'accord annoncé est une feuille de route visant à anéantir une partie du peuple libanais et à asservir le reste", a déclaré le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, dans une allocution télévisée.

"Le cessez-le-feu doit être global (..) et sans liberté de tuer pour l'ennemi au Liban", a ajouté le cheikh Qassem dans un message diffusé par la chaîne de son parti, soulignant qu'il n'y aurait pas de sécurité pour le nord d'Israël sans sécurité pour les villages du sud du Liban.

Abbas Araghchi a aussi dit que "le retour à la table des négociations était conditionné à la garantie des droits du peuple iranien, la fin de la guerre au Liban et la réduction des tensions dans la région".

Donald Trump a lui dit qu'il voudrait "séparer" les discussions sur le Liban des négociations sur un accord avec l'Iran, un autre point de désaccord donc avec Téhéran.

Il a au passage qualifié le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "type super", bien que les deux dirigeants aient eu récemment un échange téléphonique tendu.

Le président américain a voulu minimiser les derniers affrontements dans le Golfe.

"Ils ont fait quelque chose, rien de bien important, nous l'avons comme toujours très vite étouffé dans l'œuf", a-t-il déclaré.

"Je dirais que dans cette partie du monde, un cessez-le-feu, c'est quand on se tire dessus d'une manière plus modérée", a jugé le milliardaire républicain.

Le Koweït a accusé mercredi Téhéran d'avoir mené une frappe sur son aéroport, première attaque meurtrière depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.

Selon le commandement américain pour la région (Centcom), l'Iran a aussi tiré dans la nuit des missiles vers Bahreïn, provoquant en réponse des frappes américaines sur l'île iranienne de Qeshm, qui ont touché une tour de communication selon Téhéran.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont eux affirmé avoir ciblé une base aérienne au Koweït, sans mentionner l'aéroport, et le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn en riposte à l'attaque sur Qeshm, et à celle d'un pétrolier iranien. Ils ont aussi dit avoir ciblé un navire lié à Israël et aux Etats-Unis.

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