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Guerre au Moyen-Orient: Ryad, Ankara et Islamabad vont signer un accord de défense
Suivez en direct les dernières évolutions de la situation concernant le conflit au Moyen-Orient.

- Publié le 07-08-2026 à 06h55
- Mis à jour le 07-08-2026 à 23h46

Donald Trump a dit jeudi que le détroit d'Ormuz, artère maritime cruciale verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre contre l'Iran, pourrait rouvrir "bientôt".
Le président américain, dans un échange avec la presse dans le Bureau ovale, a assuré que des discussions à ce sujet se passaient "très bien" et ajouté: "Je suis impliqué dans la négociation."
"Cela pourrait arriver bientôt", a-t-il dit à propos de la réouverture du détroit.
L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit de cette voie maritime, dont ils sont tous deux riverains et qui est au coeur des tensions avec les Etats-Unis.
Mais toute réouverture dépendra de Washington, qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.
Suivez les dernières informations en direct :
L'accord de défense signé vendredi avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan "n'est pas en contradiction" avec les engagements de la Turquie vis-à-vis de l'Alliance atlantique, estime le gouvernement turc.
"L'accord n'est pas en contradiction avec les engagements d'alliance internationaux existants de la Turquie, y compris au sein de l'Otan", a affirmé sur X le service de "lutte contre la désinformation" du gouvernement turc, soulignant qu'il "constitue au contraire un mécanisme de coopération complémentaire qui vient soutenir la sécurité régionale".
L'accord de défense signé vendredi entre l'Arabie Saoudite, le Pakistan et la Turquie "ne vise aucun pays en particulier", a affirmé la présidence turque dans un communiqué.
"L'accord de La Mecque, qui ne vise aucun pays en particulier, renforcera la sécurité commune et la dissuasion collective des trois pays (...) apportant ainsi des contributions importantes à la préservation de la paix et de la stabilité dans notre région", a déclaré dans un communiqué publié sur X le directeur de la communication de la présidence turque, Burhanettin Duran.
Un responsable saoudien a affirmé vendredi que l'accord de défense signé avec la Turquie et le Pakistan n'était pas lié à des "ambitions nucléaires" et "ne constituait pas une menace pour aucun pays de la région".
"L'accord ne vise pas à créer un axe militaire ni un bloc sectaire. Il n'est pas non plus lié à des ambitions nucléaires ou une course à l'armement, mais vise plutôt à développer des capacités durables", a écrit sur X le vice-ministre chargé de la diplomatie publique, Rayed Krimly, ajoutant que le pacte ne représentait pas "une escalade des tensions" dans la région.
L'accord signé vendredi par le Pakistan, la Turquie et l'Arabie saoudite stipule qu'une attaque contre l'un de ses membres sera considérée comme une attaque contre tous, a déclaré Islamabad.
"L'accord vise à renforcer la dissuasion collective contre tout acte d'agression et stipule que toute attaque armée contre l'un des trois États sera considérée comme une attaque contre eux tous", a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères à propos du pacte signé en Arabie saoudite par les dirigeants des trois pays.
La coalition menée par Ryad, alliée du gouvernement du Yémen depuis 2015, ne restera "pas les bras croisés" face à l'intensification des attaques des rebelles houthis contre les troupes yéménites, a affirmé vendredi à l'AFP une source proche de l'armée saoudienne.
"La coalition ne cherche pas l'escalade, mais nous ne permettrons pas que l'équilibre actuel des forces sur le terrain soit modifié", a ajouté cette source, s'exprimant sous couvert d'anonymat.
L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont signé vendredi un accord de défense, a rapporté la chaîne de télévision saoudienne al-Arabiya, après l'annonce d'un sommet de dirigeants de ces trois pays.
Le pacte, appelé par al-Arabiya "accord de défense conjoint de La Mecque", lie les trois pays dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et la reprise du conflit au Yémen, pays voisin de l'Arabie saoudite. Le Pakistan a également annoncé la signature de l'accord.
Les trois pays musulmans sunnites sont médiateurs dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, déclenché fin février par des bombardements israélo-américains contre Téhéran.
La réunion se déroule au moment où des progrès semblent se dessiner concernant le stratégique détroit d'Ormuz, désormais au coeur du conflit après avoir été bloqué par l'Iran.
Selon plusieurs médias américains, dont CNBC et Bloomberg, la divulgation par l'Iran d'un projet de plan relatif au détroit d'Ormuz a de nouveau propulsé les prix du pétrole vers le haut. Le plan prévoit d'interdire la voie maritime aux navires américains et israéliens. D'autres pays ayant porté préjudice à Téhéran seraient également bannis, à moins de verser des compensations. Les cours ont poursuivi leur ascension jeudi soir et vendredi.Le baril de Brent pour livraison en octobre s'est apprécié de 1,25 % vendredi, à 83,52 dollars. Le baril de brut américain West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en septembre s'échangeait quant à lui à 78,14 dollars, soit 1,10 % de plus que jeudi.En début de semaine, le prix du Brent avait encore nettement reculé, sous les 80 dollars le baril, après que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, eut laissé entendre qu'un accord se préparait en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.Les États-Unis affirment que des discussions sont en cours avec l'Iran, ce que la République islamique dément. Cette dernière négocie en revanche avec Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, crucial pour les exportations de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié du Moyen-Orient. Les analystes craignent que le projet iranien n'entraîne des pénuries d'approvisionnement. Ils évoquent par ailleurs les attaques répétées de l'Ukraine contre de grandes raffineries pétrolières russes.
