Guerre au Moyen-Orient : Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention

Les Houthis du Yémen frapperont les intérêts américains au Moyen-Orient si Washington s'engage en faveur de l'Arabie saoudite ou interviennent dans le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, a mis en garde un conseiller militaire du mouvement pro-iranien dans un entretien à l'AFP.

This image taken from undated video released by the Ansar Allah Media Office, the media arm of Yemen's Houthi rebels, on Tuesday, Sept. 22, 2026, shows what the group says are Houthi fighters standing in formation in an area of clashes with Saudi-backed forces in Yemen. (Ansar Allah Media Office via AP)
Les Houthis du Yémen frapperont les intérêts américains au Moyen-Orient si Washington s'engage en faveur de l'Arabie saoudite ou interviennent dans le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, a mis en garde un conseiller militaire du mouvement pro-iranien dans un entretien à l'AFP. ©Ansar Allah Media Office

Ryad a demandé à plusieurs reprises à son allié américain d'intervenir pour contenir les dernières avancées des Houthis, selon des médias aux Etats-Unis, sans succès pour l'heure. Les combattants pro-iraniens ont récemment pris le contrôle de tout le littoral ouest du Yémen sur la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, qui relie l'Asie à l'Europe via le canal de Suez.

Dimanche, comme pour justifier sa décision de ne pas les frapper, le président américain Donald Trump avait affirmé d'après Fox News que les Houthis avaient accepté de ne pas s'en prendre aux Etats-Unis.

Si les Etats-Unis "osaient soutenir l'Arabie saoudite par des frappes aériennes ou un appui aérien (...) nous considérerions tous les intérêts américains autour de nous comme des cibles", a affirmé le conseiller du ministre chargé de la Défense du gouvernement autoproclamé houthi, Abed Mohammed al-Thawr.

Trump dit que les Houthis du Yémen ont accepté de ne pas s'en prendre aux Etats-Unis

Les hostilités entre les forces gouvernementales yéménites et les combattants houthis, au pouvoir dans une grande partie du Yémen, ont repris en juillet après des années d'accalmie.

Après la dernière offensive lancée début septembre par les Houthis, l'Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite basé à Aden et reconnu par la communauté internationale, a riposté par des frappes régulières sur les zones contrôlées par les Houthis, sans parvenir à le faire reculer.

Les Houthis ont eux visé plusieurs fois l'Arabie saoudite voisine, dont Ryad samedi dernier.

Au cours de l'entretien avec l'AFP, le conseiller militaire a qualifié de "ligne rouge" une éventuelle intervention américaine dans le détroit de Bab el-Mandeb. Il a aussi assuré que les Houthis et l'Iran formaient "un seul bloc".

La guerre au Yémen a éclaté en 2014, quand les Houthis ont pris le contrôle de la capitale Sanaa puis d'autres régions, déclenchant en 2015 l'intervention d'une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite.

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