Une nouvelle opération militaire américaine contre l'Iran? Donald Trump "privilégie une autre approche", assure Marco Rubio
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré samedi à la presse que le président Donald Trump n'avait pas "pris de décision" sur une éventuelle nouvelle opération militaire en Iran.

- Publié le 31-10-2026 à 19h57
- Mis à jour le 01-11-2026 à 10h13
"Le président n'a pris aucune décision (...) Le président privilégie une autre approche. S'il avait voulu agir de la sorte (par la force, ndlr), il l'aurait fait il y a des semaines, voire des mois", a déclaré le secrétaire d'État américain lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion des pays du G20, à Atlanta.
Evoquant des discussions en cours par le biais de pays médiateurs dont le Qatar, le secrétaire d'Etat américain s'est refusé à évoquer "un calendrier".
"Il y a plusieurs séries de pourparlers. En réalité, les pourparlers n'ont jamais cessé", a-t-il ajouté, soulignant que le président préférait "dans la mesure du possible, tenter de le résoudre par la voie diplomatique et pacifique".
"Je ne vais donc pas me prononcer ni sur l'état d'avancement de ces pourparlers, ni sur un calendrier précis, si ce n'est pour vous dire que s'il existe une solution diplomatique, nous y serions ouverts".
"Mais évidemment, celle-ci ne peut pas mettre en danger notre sécurité nationale ni ne pas répondre aux préoccupations fondamentales qui nous ont amenés à nous engager dans cette voie au départ", a-t-il dit.
Il a encore fustigé le fait que "l'Iran attaque directement des navires commerciaux, voilà le monde dans lequel on vit".
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde samedi les États-Unis contre de nouvelles frappes, à l'heure où se multiplient les spéculations sur une reprise de la guerre au Moyen-Orient.
Le président américain a agité ces dernières semaines des menaces, et des informations de presse évoquent une possible campagne militaire après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi.
Plusieurs participants à la réunion du G20, dont la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, ont mis en garde contre toute "escalade" dans la région.
"On fera peut-être une autre petite +Fureur épique+", avait déclaré le président américain la semaine dernière, en référence au nom de l'offensive militaire des États-Unis en Iran qui avait débuté le 28 février.
A cet égard, le chef de la diplomatie allemande a dit vendredi ne pas "penser que la reprise des combats puisse résoudre ce problème, quelles que soient les circonstances".
