"Ma machine à pizza automatisée n'arrive jamais en retard" : un restaurateur belge se sépare de ses employés qui lui "causent des maux de tête"
Le gérant d'un restaurant à Herent a décidé de ne plus fonctionner avec du personnel, et se repose désormais sur une machine à pizzas. Il n'arrivait plus à gérer les problèmes qu'il rencontrait avec ses employés.
- Publié le 20-10-2026 à 08h43

Si vous êtes de passage à Herent (juste au nord de Louvain), ne vous attendez pas à être accueilli par du personnel au restaurant "Orient". Alors que cet établissement tournait jusqu'à maintenant avec deux salariés fixes ainsi que des étudiants et flexi-jobeurs, le gérant a décidé récemment de se séparer de son équipe.
Désormais, les commandes se font via un QR code et une machine à pizzas permet aux clients de récupérer leurs commandes. Il n'y a plus d'interaction avec des serveurs et des employés. Il n'y aura des étudiants ou flexi-jobeurs que les week-ends. Un changement que le gérant du restaurant, Kaan Kandemir, a expliqué sur les réseaux sociaux, rapporte la VRT.
"Un manque de conscience professionnelle"
Kaan Kandemir s'attend à des critiques suite à sa décision brutale, mais il affirme que "le personnel nous cause tout simplement beaucoup de maux de tête". Il reproche à ses employés un manque de conscience professionnelle et énumère ce qui l'a petit à petit agacé : "Les retards. Les absences. Les arrêts maladie de dernière minute. À chaque fois, une excuse différente. Un travail bâclé. Des choses qu'il faut expliquer dix fois. Aucune initiative, aucun sens des responsabilités et aucun intérêt à vraiment bien faire son travail".
Selon lui, "la jeune génération" n'a plus la même rigueur au travail, et il déplore que certains jeunes pensent se faire "de l'argent facile" dans l'horeca. "Mais la nouvelle génération ne comprend pas que c'est une illusion", écrit encore Kaan Kandemir, qui a grandi dans le restaurant de son père. "Un bon employé vaut de l'or. Mais ma machine à pizza automatisée n'arrive jamais en retard. Elle n'invente pas d'excuses. Elle n'a pas besoin d'être formée à nouveau chaque semaine. Et elle fait exactement ce pour quoi elle a été achetée", conclut le gérant de "Orient".

