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L'ennemi numéro 1 de la biodiversité n'est pas celui qu'on pense

Les espèces sont inégales face aux divers aspects de la fragmentation du territoire. Si la multiplication des routes ne constitue pas une menace directe pour les oiseaux et les insectes volants, elle s'avère particulièrement dommageable pour la plupart des mammifères et batraciens. Quant à la pollution lumineuse, un aspect méconnu de la fragmentation, elle constitue une perturbation particulièrement nuisible pour les chauves-souris.

L'ennemi numéro 1 de la biodiversité n'est pas celui qu'on pense
©shutterstock

La première cause de la perte de biodiversité en Wallonie n'est pas le réchauffement climatique ni l'utilisation massive de produits phytosanitaires mais bien le morcellement des habitats naturels causé par les activités humaines (construction de nouvelles routes, gestion intensive des parcelles agricoles, urbanisation…).

Ce phénomène appelé fragmentation provoque la diminution de la surface de ces habitats naturels et augmente de ce fait l'isolement des espèces qui y vivent. Depuis plusieurs années, les conséquences de la fragmentation du territoire font l'objet d'une attention particulière d'un nombre croissant de chercheurs.

"La fragmentation est un enjeu fondamental dont on tient de plus en plus compte. Il s'agit d'un phénomène très complexe parce qu'il concerne directement la façon dont on occupe le territoire", explique Alexandre Leclercq, bioingénieur au Centre de recherches et d'études pour l'action territoriale (Creat-UCLouvain).

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