Une découverte belge offre un nouvel espoir dans la lutte contre les cancers du sein et de la prostate
Une équipe de chercheurs de l'ULB s'est penchée sur le rôle du collagène dans la régulation des cellules.
- Publié le 18-12-2024 à 17h38
- Mis à jour le 26-12-2024 à 16h19
Une équipe de chercheurs de l'Université libre de Bruxelles (ULB) dirigée par Cédric Blanpain, professeur à l'Université libre de Bruxelles, a fait une découverte qui pourrait amener à des avancées concrètes dans la lutte contre deux des cancers les plus fréquents : le cancer du sein et le cancer de la prostate. Il s'agit de la découverte du rôle clé du collagène, une protéine qui assure la cohésion des tissus et de la rigidité de l'environnement extracellulaire dans la régulation du destin des cellules souches.
"La cellule souche, c'est la mère de toutes les cellules. C'est elle qui permet le renouvellement tout au long de la vie des tissus et leur réparation en cas de dommage. Nous avons décidé d'étudier plus précisément les cellules souches mammaires et de la prostate parce que les cancers de ces organes sont très courants. Nous avons donc essayé de comprendre leur fonctionnement et comment elles se cancérisent et on s'est rendu compte que ces deux organes se ressemblaient beaucoup. Ils se présentent comme une sorte de tube qui est composé de deux types de cellules : des cellules luminales et des cellules basales. Ces cellules ont leurs propres cellules souches.", explique Cédric Blanpain.
Les chercheurs se sont ensuite demandé quel rôle joue le collagène, une protéine présente dans tous les tissus et qui assure leur cohésion, dans l'activation de certaines cellules. "Le collagène joue un rôle important dans les conditions qui font que les cellules souches ont la capacité de donner d'autres cellules et nous nous sommes rendu compte que le collagène et sa rigidité sont importantes et nous avons essayé de comprendre pourquoi. C'est comme cela qu'on a pu identifier la voie de signalisation, une molécule qui reconnaît le collagène. Nous nous sommes dit que si l'on parvenait à bloquer cette molécule, on parviendrait peut-être à diminuer le côté invasif et métastatique du cancer du sein et du cancer de la prostate. C'est une étude intéressante qui aura des répercussions pour les gens qui travaillent dans ce domaine.", souligne-t-il.
