L'OMS dit examiner quels candidats vaccins pourraient être utilisés contre Ebola

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi être en train d'examiner quels vaccins candidats et traitements disponibles pourraient être utilisés pour juguler l'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo (RDC), où elle est vraisemblablement à l'origine de 131 décès, et l'Ouganda

A border health officer at the Busunga crossing between Uganda and the Democratic Republic of Congo checks a traveler�s temperature using a contactless infrared thermometer in Bundibugyo, on May 18, 2026. Ugandan officials confirmed that a 59-year-old man from Democratic Republic of Congo had died in Kampala after being admitted earlier in the week. Tests showed the victim in Uganda was infected with the Bundibugyo strain of Ebola, first identified in 2007.
The World Health Organization declared an international health emergency on May 17, 2026 over an outbreak of an Ebola strain in the Democratic Republic of Congo that has killed more than 80 and for which there is no vaccine. Fears of further spread grew when a laboratory confirmed a case in the major eastern DRC city of Goma, which is controlled by the Rwanda-backed M23 militia. (Photo by Badru KATUMBA / AFP)
L'OMS dit examiner quels candidats vaccins pourraient être utilisés contre Ebola ©AFP

"Nous examinons quels sont les candidats vaccins ou traitements qui sont disponibles et si certains d'entre eux pourraient être utilisés dans le cadre de cette épidémie. Un groupe consultatif technique de l'OMS se réunira aujourd'hui afin de formuler de nouvelles recommandations", a annoncé à la presse à Genève Anne Ancia, représentante de l'OMS en RDC, en visioconférence depuis Bunia.

La RDC est actuellement frappée de plein fouet par le variant Bundibugyo d'Ebola, contre lequel il n'existe aucun vaccin. Environ 500 cas suspects et 131 décès suspects y ont été constatés.

Un variant d'Ebola inquiète les experts sanitaires : "C'est l'une des plus grandes flambées connues ces dernières années"

Le directeur général de l'OMS avait déclaré dimanche une urgence de santé publique de portée internationale (USSPI) - son deuxième niveau d'alerte le plus élevé - face à l'épidémie constatée en Afrique centrale. "C'est la première fois qu'un directeur général déclare une USPPI avant de convoquer un comité d'urgence", mais "je n'ai pas pris cette décision à la légère", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus mardi, au deuxième jour de l'assemblée annuelle des États membres de l'OMS à Genève.

Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements, efficaces uniquement contre la souche Zaïre à l'origine des plus grandes épidémies recensées.

Ce virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années, parmi lesquels 2.300 morts lors d'une épidémie meurtrière en RDC, entre 2018 et 2020.

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