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"Non, les femmes de la Préhistoire ne passaient pas leur temps à balayer la grotte pendant que leur mari allait chasser"

Marylène Patou-Mathis, préhistorienne française réputée, secoue les idées reçues sur cette période. Elle s'intéresse, dans un nouveau livre, "Nous étions si proches", aux relations humains-animaux depuis la nuit des temps. Elle revient aussi pour nous, à l'occasion du 8 mars, sur le rôle de la femme à la Préhistoire, qui a longtemps fait l'objet de présupposés.

Marylène Patou-Mathis est directrice de recherche au CNRS, département préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle.
Marylène Patou-Mathis est directrice de recherche émérite au CNRS, département préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle. ©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La préhistorienne Marylène Patou-Mathis, directrice de recherche émérite au CNRS, s'est fait une spécialité de secouer les idées reçues sur la Préhistoire. Entre autres sur Néandertal (c'est elle qui a aidé à cesser de le voir "comme un abruti") et le rôle de la femme, avec L'homme préhistorique est aussi une femme (Allary Éditions). Ce best-seller a ouvert la voie à "une autre façon de regarder le matériel" préhistorique.

Vous avez écrit cette phrase devenue célèbre : "Non, les femmes de la Préhistoire ne passaient pas leur temps à balayer la grotte en attendant que leur mari revienne de la chasse". Qu'est-ce qui permet de le dire ?

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