"Un torrent de boue à travers la maison"
Richard Vandevelde a vu près d'un mètre d'eau déferler dans sa maison.
- Publié le 27-08-2014 à 21h56
- Mis à jour le 28-08-2014 à 07h24

Hélécine Richard Vandevelde a vu près d'un mètre d'eau déferler dans sa maison.Dans la rue d'Ardevoor, à Hélécine, les habitants se sont serré les coudes pour nettoyer les dégâts des intempéries de mardi soir. Mercredi matin, ils faisaient le constat… et se montraient philosophes. "C'est un véritable torrent de boue qui a traversé ma maison, confie Richard Vandevelde. Elle provenait des champs derrière mon jardin."
Heureusement, Richard est parvenu à dévier l'eau avec des plaques pour la faire passer par le couloir et ainsi limiter les dégâts. "Il y a eu jusqu'à un mètre d'eau à l'intérieur du couloir. Dans le salon, je n'ai heureusement eu que 5-6 centimètres d'eau. Les pieds des meubles sont trempés mais les dégâts sont relativement limités. J'ai peut-être juste la machine à laver et deux tondeuses qui sont HS. On va mettre huit jours pour nettoyer."
Les habitants de la rue sont des habitués des inondations. "Lorsqu'il y a un gros orage, on se doute que ça peut arriver. Mais on ne sait pas quand. On ne va quand même pas rehausser les meubles à chaque petite pluie. Et puis, de combien faudrait-il les rehausser ? On finit par être habitués. Et puis, faut voir le bon côté des choses : ça crée des liens avec les voisins."
En face , Josette Sterkendries avait fait appel à ses enfants et à une société de nettoyage pour effacer les traces du passage des eaux boueuses dans son habitation, sise en contrebas de la route. "J'ai eu de l'eau jusqu'aux plinthes, explique-t-elle. C'est la troisième fois depuis 2002 que je suis inondée. Je ne comprends pas : mes parents et grands-parents, qui ont fait construire ici, n'ont jamais été inondés."
Et la Hélécinoise de tenter sa petite explication. "Mon grand-père était un petit fermier qui croisait les sillons pour éviter les coulées de boues. Aujourd'hui, on est face à des grands agriculteurs qui se contrefichent des habitants et créent des autoroutes dans leurs champs. Le résultat, le voilà !"
