Walibi obtient un nouveau permis : le parc peut utiliser toutes ses attractions
Walibi ouvre ce samedi. Après un double arrêt du Conseil d'État, ses nouvelles attractions étaient en infraction. Ce n'est plus le cas.
- Publié le 31-03-2022 à 19h31

Le parc d'attractions de Wavre a reçu un nouveau permis intégré. Ses responsables en ont reçu la notification ce jeudi en fin de matinée, nous confrme Walibi suite à une information publiée par la RTBF.
Cela signifie que Walibi peut ouvrir complètement ce samedi 2 avril. Toutes ses attractions peuvent tourner.
Depuis un double arrêt du Conseil d'État en février dernier annulant deux permis obtenus en 2018, le parc était dans une situation délicate : il pouvait fonctionner sur base d'un permis de 2015, sans ses nouvelles installations horeca ni ses attractions érigées par après. Le Pulsar, Fun Pilote, le Popcorn Revenge ou encore le Kondaa, la plus haute et rapide montagne russe du Benelux, se retrouvaient en effet en infraction urbanistique, n'étant plus couvert par un permis d'urbanisme. Une fameuse tuile pour Walibi qui sort de deux années difficiles avec la crise sanitaire et les inondations de juillet dernier.
Le directeur du parc, Jean-Christophe Parent, avait par ailleurs annoncé, le 16 mars dernier, que Walibi ne se passerait d'aucune de ses attractions. Le parc était donc prêt à prendre le risque de poursuites judiciaires.
La Ville de Wavre avait, elle, souligné qu'elle constaterait les infractions de Walibi si elles utilisaient ses attractions en situation irrégulière.
Finalement, il n'en sera rien. Les fonctionnaires techniques, délégué et des implantations commerciales de la Région viennent de délivrer un nouveau permis intégré. En un temps record, puisqu'ils avaient normalement 80 jours pour prendre une décision. Mais ils ne partaient pas de zéro.
Quand le Conseil d'État annule une décision, la demande de permis revient de fait sur le bureau de l'autorité compétente, ici les trois fonctionnaires régionaux, qui doit restatuer dessus.
On ne sait pas ce que contient ce permis, mais une chose est sûre, il doit prendre en compte les raisons qui justifient la décision du Conseil d'État.
La question des 10 jours compensatoires devait donc être revue. Ces jours de fermeture compensent les 10 jours d'ouverture exceptionnelle du parc. Mais Walibi pouvait les mettre quand il le souhaitait, y compris quand il était fermé. Pour le Conseil d'État, ce n'était donc pas une réelle compensation.
La question de la limite sonore des feux d'artifice devait aussi être revue. Dans le permis querellé, aucune limite ne leur était imposée. Ce qui n'allait pas pour le Conseil d'État.
Du côté du parc, on ne fait aucun commentaire sur ce nouveau permis. Il va être analysé. Car s'il trouve les nouvelles conditions d'exploitation trop sévères, il pourrait introduire un recours contre ce permis.
L'ASBL Les Versants de la Dyle rassemblant des riverains de Walibi pourrait faire de même si elle les juge trop permissive. Elle attend d'avoir le permis avant de se prononcer.
En attendant, Walibi ouvrira ce 2 avril, sans risque de poursuite judiciaire.