10 radars tronçons seront installés dans le Brabant wallon : voici les communes concernées
Sept communes du Brabant wallon sont concernées par l'installation des dispositifs, sur des voiries régionales à chaque fois.
- Publié le 28-06-2023 à 08h43
- Mis à jour le 28-06-2023 à 08h48

Il y aura dix radars tronçons supplémentaires en Brabant wallon, financés par la Région wallonne, en 2023. C'est la réponse donnée par la ministre wallonne Valérie De Bue (MR), chargée de la sécurité routière, suite à l'interpellation du député tubizien Laurent Heyvaert (Écolo). Ce dernier demandait des informations sur le dispositif qui allait être installé dans la cité du Betchard, avant d'ouvrir sa question pour l'ensemble de la Jeune province.
"Je confirme qu'en concertation avec la zone de police et le parquet, un radar tronçon sera prochainement installé sur la N6, chaussée de Mons, à Tubize, a indiqué Valérie De Bue dans sa réponse écrite. Ce radar contrôlera dans les deux sens de circulation sur une section de la N6 limitée à 70 km/h. Préalablement à sa mise en service, un contrôle de la signalisation de limitation de vitesse sera effectué."
De quoi rassurer Laurent Heyvaert, qui rappelait que cette N6 est à certains endroits limitée à 70 km/h dans un sens mais à 50 km/h dans l'autre, sans parler d'une signalisation peu claire aussi par endroits.
Ittre, Braine-le-Château
Dans l'Ouest du Brabant wallon, "deux autres radars tronçons seront installés sur la N28, entre Haut-Ittre et Braine-le-Château", indique la ministre wallonne de la Sécurité routière. De quoi contrôler les deux sens de circulation. Les passages sont nombreux sur cette voirie qui relie Nivelles et Hal (Brabant flamand) en passant par Bois-Seigneur-Isaac, Haut-Ittre et Braine-le-Château.
Ce n'est pas tout. Dans la fin de sa réponse, Valérie De Bue ajoute que "pas moins de 7 radars tronçons seront installés sur les routes du Brabant wallon en cette année 2023".
De plus amples informations nous ont été délivrées par son cabinet.
Genappe
Dans la zone de police Nivelles-Genappe, un radar tronçon sera installé sur la Nationale 5 à Genappe. "Il s'agit de la portion qui va du rond-point situé à côté de la banque CBC, jusqu'au rond-point du Colruyt, explique Gérard Couronné, bourgmestre de Genappe. Mais l'emplacement n'est pas définitif, car des aménagements ont déjà été effectués, avec la réduction du passage sur une seule bande. Il semble que la vitesse ait diminué et que le radar tronçon pourrait être plus utile ailleurs. Nous allons en discuter avec le chef de corps de la zone de police."
Court-Saint-Étienne, Rixensart
La N25 sera aussi concernée par ces aménagements, à hauteur de Beaurieux (Court-Saint-Étienne). Un radar tronçon calculera la vitesse des automobilistes du kilomètre 25,6 au kilomètre 27,2 et un autre du kilomètre 30,1 au kilomètre 27,9. Ici encore, les deux sens de circulation seront donc contrôlés.
Pour la zone de police de la Mazerine, le radar tronçon de l'avenue Royale sera remplacé et un dispositif supplémentaire sera placé sur l'avenue Kennedy, à Rixensart, entre les kilomètres 14 et 15 de cette voirie régionale (N275). "C'est un radar que nous attendons depuis des mois, voire des années, commente Patricia Lebon, bourgmestre. La route a été refaite, avec des aménagements pour la mobilité douce. Sauf que les voitures ne respectent pas la limite de 50 km/h, ce qui rend la circulation à vélo dangereuse. La Région wallonne nous avait répondu à l'époque qu'un simple radar n'était pas efficace et qu'il valait mieux placer un radar tronçon, pour sécuriser la chaussée sur un tronçon plus long. De nombreux habitants attendent donc le dispositif avec impatience."
Beauvechain, Jodoigne
Pour l'Est du Brabant wallon, un remplacement est aussi prévu. Il s'agit du détecteur de la N64, qui démarre de Huy et rejoint Tirlemont, en passant devant le château d'Hélécine. La nouveauté, ce sera le contrôle ajouté sur la N240, qui va de Grez-Doiceau à Hannut, en passant par Jodoigne. "Il sera placé entre le carrefour de la Chise (Beauvechain) et le feu de Mélin-Lathuy (Jodoigne), sur un tronçon de 4 kilomètres, précise Jean-Luc Meurice, bourgmestre de Jodoigne. C'est un endroit très accidentogène. Il s'agit d'une longue ligne droite, avec peu de maisons, bordée d'arbres, ce qui coupe la perspective. Avant la pose des feux de circulation, nous avions disposé le Lidar à cet endroit. La nuit, des véhicules ont été contrôlés à 195 km/h, alors que la limite est de 90. Et j'ai malheureusement souvent été appelé pour des accidents très graves, même mortels. C'est donc une bonne chose. D'autant plus qu'avec ces radars tronçons, peu de PV sont dressés, car les gens ralentissent."