Une fresque participative à Bruxelles pour Olivier Vandecasteele (vidéo)
L'artiste Denis Meyers a réalisé mardi après-midi une fresque pour Olivier vandecasteele, avec qui il a fréquenté le collège de Tournai et les scouts.
- Publié le 26-04-2023 à 15h14
Amour, sacrifice, respect, survivre, courage, combattant, solidarité, fraternité, compassion, force, indulgence, etc. Des dizaines de mots ont été écrits et dessinés à la bombe de peinture rouge ce mardi après-midi sur un assemblage de panneaux en bois qui font une quinzaine de mètres carrés, en face de la Bourse à Bruxelles.
L'artiste belge Denis Meyers, qui a connu Olivier Vandecasteele au cours de leur jeunesse passée à Tournai, a réalisé cette fresque participative en soutien à l'humanitaire. Le graffeur bruxellois a invité les passants à exprimer les mots qui leur viennent à l'esprit à propos de la situation que vit Olivier Vandecasteele, emprisonné en Iran depuis le 24 février 2022. À travers son œuvre, il s'inscrit dans la série d'action lancées en Belgique mais aussi à l'étranger en soutien au travailleur humanitaire. "À ma façon, je sollicite les gens pour qu'ils s'intéressent à sa cause, pour qu'ils signent la pétition, pour qu'ils recherchent des informations et pour qu'on ne l'oublie pas. Il ne se rend pas forcément compte de toutes ces marques de soutien, mais au plus des personnes s'y mettent et font des actions, au plus de chances on a de l'aider avec l'espoir de le sortir de la prison où il se trouve en Iran".

Tournaisien d'origine, l'artiste a côtoyé Olivier Vandecasteele plus jeune, aux scouts et au collège Notre-Dame à Tournai. "On était aux scouts ensemble au sein de la première Tournai. Il y a pas mal d'années déjà. Quand j'ai appris ce qui lui était arrivé, j'ai pris contact avec ses sœurs et j'ai fait ce que je pouvais. D'abord une fresque à Namur, des visuels et des dessins, je poste régulièrement sur les réseaux sociaux, et cette fois-ci j'étais à Bruxelles avec cette fresque participative".

Pour rappel, le Tournaisien est emprisonné en isolement depuis le début de sa détention et a été condamné à 40 ans de prison pour espionnage ainsi qu'à 74 coups de fouets.