Attentat à Bruxelles: Abdesalem L. avait été condamné en Suède pour faits de drogue

Un terroriste a fait deux morts ce lundi soir dans le centre de Bruxelles. Revivez le déroulement de la journée de mardi.

Les principales informations :

Une fusillade a éclaté ce lundi boulevard d'Ypres à Bruxelles, faisant deux morts, l'un de nationalité suédoise, l'autre d'origine suédoise. Une troisième personne, également de nationalité suédoise, se trouve à l'hôpital.

L'auteur des tirs, habillé d'une veste orange fluo, a pris la fuite sur un scooter. Selon nos informations, le suspect est un Tunisien, dont les initiales sont A.L.., né le 1er septembre 1978. Il était en séjour illégal en Belgique. Dans une vidéo, prise avant l'attentat, il a déclaré que le livre d'Allah est une ligne rouge pour laquelle il se sacrifie, suite aux corans brûlés et piétinés en Suède.

Le parquet fédéral a pris en charge l'enquête. Cette saisie est justifiée par une "motivation terroriste". La capitale est passée en niveau 4 d'alerte, le reste du pays est en niveau 3.

Le suspect est décédé après avoir été neutralisé ce matin à Schaerbeek.

Revivez la journée de mardi:

22h55: Abdesalem L. condamné en Suède pour faits de drogue

Il avait été condamné en Suède en 2012 pour des faits de drogue, a rapporté mardi soir SVT Nyheter, un programme d'information de la chaîne publique suédoise.

Abdesalem L. et deux autres personnes ont en effet été arrêtés à Malmö en septembre 2012 pour trafic de drogue présumé. L'homme a ensuite été condamné plus tard dans l'année à une peine de deux ans et deux mois de prison pour possession de 100 grammes de cocaïne et a dû quitter le pays. Une somme de 38.000 couronnes suédoises, soit plus de 3.300 euros, a également été saisie.

L'émission télévisée indique également qu'elle a pu s'entretenir avec une personne qui a connu Abdesalem L. lorsqu'il résidait en Suède. Le témoin a décrit l'homme comme étant profondément religieux, mais certainement pas radicalisé.

22h30: Le groupe Etat islamique revendique l'attentat

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué mardi la responsabilité d'une fusillade à Bruxelles qui a tué deux Suédois lundi, affirmant que l'attaque visait la Suède en raison de son appartenance à une coalition mondiale luttant contre les jihadistes.

"Un combattant de l'Etat islamique a mené une attaque contre des ressortissants suédois lundi", a déclaré l'EI dans un communiqué publié sur Amaq, l'organe de presse de l'organisation, ajoutant que "cette attaque survient dans le contexte d'opérations menées par l'EI pour cibler des ressortissants des pays de cette coalition".

Lundi soir, peu après l'attaque perpétrée place Sainctelette, l'auteur présumé de l'attentat avait posté sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il revendiquait les faits, survenus peu avant le début du match de football Belgique-Suède, et indiquait être membre de l'organisation terroriste. L'homme a finalement été mortellement abattu mardi matin à Schaerbeek.

La Suède avait formé des troupes kurdes en Irak pour combattre l'Etat islamique, qui, à une certaine époque, dominait de vastes territoires en Syrie et en Irak voisin. Malgré la victoire militaire sur l'organisation terroriste annoncée en 2019, des cellules restent actives dans le pays et commettent des attentats.

19h42 : Le suspect de l'attentat de Bruxelles a purgé une peine de prison en Suède

Selon l'office des migrations suédois, le suspect de l'attentat de Bruxelles a purgé une peine de prison en Suède.

18h59 : Deux personnes interpellées pour audition

Deux personnes ont été interpellées par la police afin d'être auditionnées "en raison de leurs contacts potentiels avec l'auteur présumé de l'attaque" terroriste perpétrée lundi soir dans le centre de Bruxelles, a indiqué le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw mardi, lors d'une conférence de presse du Conseil national de sécurité.

"De nombreux devoirs d'enquête se sont poursuivis" mardi pour faire la lumière sur l'attentat qui a coûté la vie à deux personnes d'origine suédoise lundi soir. Quatre perquisitions ont également été menées dans la matinée, a ajouté Frédéric Van Leeuw.

19h02 : Le parcours de Abdelasem L. se situe entre l'Italie et la Suède avant son arrivée en Belgique

Selon le média suédois Aftonbladet, Abdelasem L. aurait été emprisonné en Suède. "Il serait resté dans le pays avec des papiers d'identité différents". Cette information provient de l'agence de la migration du pays. "La personne n'a jamais eu de permis de séjour en Suède, précise-t-il. "Le terroriste présumé se trouvait également en Suède entre 2012 et 2014 et a ensuite été extradé conformément au règlement de Dublin vers un autre pays de l'UE. Ceci après une peine de prison d'une durée indéterminée".

Selon Ansa, l'agence de presse italienne, l'auteur présumé a débarqué sur l'île italienne de Lampedusa en 2011, à bord d'une petite embarcation. Située en mer Méditerranée, elle est un point d'entrée fréquent pour les personnes migrantes cherchant à atteindre l'Europe. Après avoir séjourné en Italie, il est parti pour la Suède où il "semble avoir été expulsé".

Toujours selon l'agence de presse italienne, le quadragénaire est retourné en Italie en 2016 et a alors été identifié comme étant radicalisé par le service antiterroriste italien, la Digos. Il avait exprimé la volonté d'adhérer au djihad et de partir combattre. Il a alors été surveillé par les services de sécurité avant de partir en Belgique.

Une vidéo du profil Facebook sur lequel il a revendiqué l'attentat, ensuite désactivé, le montre aussi à Gênes en 2021, rapporte encore Ansa.

Les autorités italiennes tentent de reconstruire son parcours en Italie.

17h08 : Les annonces des autorités suite au Conseil National de Sécurité

Le Premier ministre a pris la parole un peu après 17h. Il a tout de suite annoncé que la Belgique repassait à un niveau d'alerte 3 sur l'ensemble de son territoire (Bruxelles était passé à un niveau 4 ce lundi soir). "Il n'y a pas d'indice qu'il pourrait y avoir plusieurs auteurs" a détaillé Alexander De Croo. "La vigilance doit rester la règle et davantage de contrôles policiers auront lieu."

Le Premier ministre a confirmé que c'était bien les supporters suédois qui étaient la cible du terroriste. "Ils ont pu être évacués", a-t-il poursuivi.

Il est ensuite revenu sur le profil du terroriste et sur la fâcheuse question de savoir comment il avait pu passer entre les mailles du filet. "Nous savions que l'auteur était un demandeur d'asile en fin de droit. Il n'avait pas de casier judiciaire, il n'avait jamais séjourné en centre d'asile. Il était difficile d'organiser son retour. Il ne figurait pas sur la liste des terroristes. Ce clandestin tunisien vivait ici de manière complètement incognito. Il faut en tirer les conclusions qui s'imposent. Tout d'abord un ordre de quitter le territoire doit être plus contraignant. Il faudra pour cela davantage de suivi et de communication avec les pays d'origine."

Pour ce qui est de l'enquête en cours, Alexander De Croo a estimé qu'il fallait laisser les forces de l'ordre faire leur travail. "Deux questions importantes requièrent une réponse", a poursuivi le ministre de la Justice. "S'agit-il d'un auteur isolé ou d'un réseau ? À l'heure actuelle, on pense plutôt à un loup solitaire. La deuxième concerne les motifs de l'auteur. Il semblerait que la Suède ait été visée à cause du fait que des Coran avaient été brûlés ces derniers mois." Trois signalements avaient été émis à l'égard du suspect : un premier pour des faits de radicalisation, un deuxième pour un trafic d'êtres humains et la troisième pour des menaces sur les réseaux sociaux. "Mi-septembre, il a été signalé pour arrestation et pour être interrogé par le parquet fédéral. Il s'agissait d'une mesure de précaution, mais il n'y avait pas de menace. Il n'avait pas été poursuivi en Tunisie pour des faits de terrorisme, mais bien pour des faits de coups et blessures."

"Il est devenu clair, et c'est pénible, que nos services de sécurité se heurtent à la mauvaise volonté dont font preuve certains pays d'Afrique du Nord pour reprendre les illégaux qui sont censés quitter notre territoire. On ne peut pas les renvoyer chez eux. Ils continuent à vivre chez nous en toute clandestinité. Tous les illégaux ne sont pas des criminels mais il y a également des clandestins qui sont des criminels et le prix que nous devons payer est trop élevé. C'est au détriment de la sécurité de notre population", a affirmé le ministre de la Justice.

"L'adresse de l'intéressé à Schaerbeek a été utilisée par mes services pour les invitations à se présenter au commissariat des réfugiés. C'est pourquoi son dossier a été refusé. L'ordre de quitter le territoire a été envoyé à la même adresse à Schaerbeek", a expliqué Nicole De Moor.

Le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw a annoncé que deux personnes avaient été arrêtées pour interrogatoire. "Quatre perquisitions ont été effectuées aujourd'hui. Des armes ont été trouvées au domicile du tireur. Deux personnes ont également été arrêtées car elles auraient pu avoir des contacts avec l'agresseur. Il ne semble pas qu'une grande organisation terroriste soit derrière cette attaque."

Des commémorations seront organisées ce mercredi, sur le lieu de l'attentat.

16h48 : Selon nos confrères de LN24, le niveau d'alerte national va diminuer progressivement

Il sera tout d'abord harmonisé pour l'ensemble du pays. Pour rappel, il est à 4 pour la Région bruxelloise et à 3 sur l'ensemble du pays.

16h35 : Georges-Louis Bouchez stupéfait par la possibilité de voir le niveau d'alerte redescendre

"Ceux qui font les analyses de la menace, il faut qu'on me les présente. […] J'ai du mal à comprendre qu'on n'arrive pas à concevoir que le conflit israélo-palestinien est source de tensions", a réagi Georges-Louis Bouchez, quant à la possibilité de voir le niveau de menace redescendre. "Quand la religion s'occupe de la politique, il y aura toujours de grands malheurs."

17h : Conférence de presse à 17h

Alors que le Conseil National de Sécurité se poursuit. On apprend qu'une conférence de presse aura lieu à 17h ce mardi.

16h03 : L'épouse du suspect est auditionnée depuis 15h par la section antiterrorisme de la police fédérale

16h02 : Plus de 25.000 ordres de quitter le territoire en 2022 mais un nombre limité de départs

Si des milliers d'ordres de quitter le territoire sont délivrés chaque mois en Belgique, à destination de personnes en situation irrégulière, seul un nombre limité de ces personnes quittent effectivement le pays de leur plein gré ou dans le cadre d'un retour forcé, ressort-il des statistiques de l'Office des étrangers. Avant d'arriver à cette situation, les demandeurs d'une protection internationale bénéficient d'une série de procédures pour s'opposer au refus des autorités belges.

Le cas d'Abdesalem L., l'auteur de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux personnes lundi soir à Bruxelles, interpelle le monde politique depuis l'annonce de son profil. Cet homme de 45 ans originaire de Tunisie était en séjour irrégulier en Belgique et était sous le coup, depuis 2021, d'un ordre de quitter le territoire en raison d'une demande d'asile refusée un an auparavant.

Ce cas est pourtant loin d'être unique : sur les 25.292 personnes sommées de quitter le territoire en 2022, seuls 5.497 l'ont effectivement fait, dont plus de 2.900 dans le cadre de retours forcés et 760 sur base volontaire, selon les chiffres de l'Office des étrangers.

15h43 : L'UEFA annonce l'observation d'une minute de silence lors des matches de ce mardi soir

Une minute de silence sera respectée lors des matches des éliminatoires de l'Euro 2024 mardi en hommage aux victimes de l'attentat de Bruxelles, a annoncé l'Union européenne de football (UEFA) mardi.

"Une minute de silence sera observée lors de tous les matches de qualifications de l'Euro 2024 ce mardi soir, en mémoire des deux victimes de l'attaque terroriste hier (lundi, ndlr) à Bruxelles avant le match entre la Belgique et la Suède", a écrit l'UEFA sur X (anciennement Twitter).

15h22 : Le Conseil National de Sécurité a commencé

"On a géré très correctement une situation très difficile", s'est félicité d'ores et déjà Georges Gilkinet (Ecolo), avant de s'entretenir avec ses collègues au sein du Conseil National de Sécurité. Le Vice-premier écologiste a notamment souligné la façon dont les autorités ont dû gérer l'évacuation de milliers de supporters au stade roi Baudouin et l'interpellation du suspect en fuite.

15h18 : L'opération de police à Schaerbeek prend fin

L'opération de police en cours à Schaerbeek, à la suite de la neutralisation de l'auteur de l'attentat par la police mardi matin, touche à sa fin. Le périmètre de sécurité, qui s'étendait de la place Verboekhoven jusqu'à la place du Pavillon, a été levé. Les différents trams du quartier ont repris leur circulation habituelle. Seul le café "al Khaima", où le suspect a été neutralisé par la police plus tôt et situé rue Van Oost, fait encore l'objet d'une surveillance policière. L'opération de police s'est déroulée dans la rue Van Oost, dans la commune de Schaerbeek, pendant plusieurs heures ce mardi. Dans un premier temps, une large zone de sécurité a été installée la place Verboekhoven, jusqu'à la place du Pavillon. Seules les personnes résidant à l'intérieur de cette zone étaient autorisées à la traverser. Le cabinet médical et les magasins situés dans la zone de sécurité étaient nécessairement fermés. Le tram 55, momentanément dévié, car passant par la rue Van Oost, circule à nouveau normalement et les piétons peuvent circuler librement.

14h41 : Le roi de Suède sous le choc

Le roi de Suède Carl XVI Gustaf était sous le choc à la suite de l'attentat perpétré lundi soir à Bruxelles, qui a coûté la vie à deux Suédois et en a blessé un autre.

"Ma famille et moi-même avons appris avec désarroi la nouvelle selon laquelle deux Suédois ont été tués à quelques heures du match de football opposant la Suède à la Belgique hier soir. Nos pensées vont aux défunts et à leurs proches", a déclaré le souverain.

Le roi Philippe et la reine Mathilde avaient fait savoir lundi qu'ils compatissaient avec les proches des victimes. "Nos pensées vont d'abord aux victimes, à leurs familles et à leurs proches", avait indiqué le Palais royal sur X (ex-Twitter).

14h19 : Les deux victimes suédoises avaient entre 60 et 70 ans

Selon les dernières informations, les deux personnes décédées ce lundi soir étaient deux hommes suédois qui avaient entre 60 et 70 ans.

14h12 : "Aucun lien connu entre l'auteur de l'attentat et des faits de terrorisme", selon Annelies Verlinden (CD&V)

Il n'y avait aucun lien connu entre l'auteur de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux personnes lundi soir à Bruxelles et des faits de terrorisme, a déclaré mardi la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden au micro de la VRT. Ce lien n'ayant pas été établi, il n'était pas nécessaire de placer l'homme sous surveillance renforcée, poursuit la ministre.

Par ailleurs, la ministre, en collaboration avec les forces de l'ordre, continue de suivre la situation de près. Le Conseil national de sécurité se réunira mardi après-midi dès 15h00. Une nouvelle analyse du niveau de la menace par l'Ocam est également attendue.

14h : Le Premier ministre suédois en visite en Belgique mercredi

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson se rendra en Belgique mercredi, a annoncé Alexander De Croo sur X, anciennement Twitter, et à l'antenne de la VRT mardi.

Le Premier ministre belge a invité son homologue suédois pour rendre hommage aux victimes de l'attentat commis lundi soir à Bruxelles, où deux Suédois ont perdu la vie et un troisième a été blessé. Une visite est également prévue sur lieu de l'incident.

13h56 : De Croo veut une réponse du CNS quant à la présence de l'homme en Belgique

Le Premier ministre Alexander De Croo a indiqué mardi sur RTL-TVi vouloir une réponse concernant la présence sur le territoire belge de l'auteur de l'attentat commis à Bruxelles lundi soir, par un Tunisien de 45 ans.

Le chef du gouvernement fédéral dit ne pas comprendre qu'une personne ayant reçu de multiples ordres de quitter le territoire soit toujours en Belgique et n'ait pas été suivie par les services concernés. La demande d'asile de l'homme avait été refusée. "Il avait en effet reçu l'ordre de quitter le territoire. Il n'était pas dans un centre d'asile, il était à Bruxelles, il n'avait plus de domicile, et donc les services n'ont pas pu le suivre. Et c'est une des grandes questions auxquelles je veux des réponses cet après-midi", a-t-il déclaré.

Un Conseil National de Sécurité est convoqué à 15h00. D'ici là, "on demande à la population de garder une certaine vigilance", a terminé Alexander De Croo.

13h47 : Le Premier ministre suédois dément une déclaration au sujet de l'auteur de l'attentat

Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a démenti auprès de Belga l'information diffusée par plusieurs médias selon laquelle il aurait déclaré qu'il n'était pas acceptable que l'auteur de l'attentat de Bruxelles soit toujours en liberté alors que l'on savait qu'il était radicalisé.

"Il a déclaré que cette personne avait passé quelque temps en Suède, mais qu'elle n'était pas connue de la police", a précisé la porte-parole de M. Kristersson.

13h08 : Le parquet n'exclut plus un lien avec le conflit israélo-palestinien

Le parquet fédéral n'exclut plus que les motivations de l'auteur de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux personnes lundi soir à Bruxelles soient liées à la situation en Israël et dans les territoires palestiniens, a-t-il précisé mardi.

Le parquet fédéral avait déclaré lundi soir, à la suite des faits dans le quartier Sainctelette, qu'il n'existait a priori pas de lien entre ces attaques et le conflit entre Israël et le Hamas. Entretemps, il est apparu qu'Abdesalem L. avait partagé sur les réseaux sociaux un certain nombre de messages de soutien au peuple palestinien. Il est donc possible que la situation au Proche-Orient a joué un rôle, mais une enquête plus approfondie devra révéler les motivations exactes de l'auteur de l'attaque terroriste, a rapporté mardi le parquet fédéral.

Une vidéo de l'auteur a été publiée lundi soir sur les réseaux sociaux dans laquelle il affirme "avoir tué trois Suédois". Le motif islamiste est apparu dans une vidéo prise avant les faits dans laquelle le suspect, qui se dit combattant de l'État Islamique, déclare "le livre d'Allah est une ligne rouge pour laquelle il se sacrifie". Un lien entre ces déclarations et les manifestations en Suède durant lesquelles des activistes avaient piétiné et/ou brûlé des pages du Coran, avait rapidement été fait lundi soir.

13h02 : Il y aura une conférence de presse à l'issue du Conseil National de Sécurité

Une conférence de presse sera consacrée mardi après-midi aux décisions qui seront prises lors du Conseil National de Sécurité, a-t-on appris auprès du cabinet du Premier ministre Alexander De Croo.

Le Conseil de sécurité se réunira à partir de 15 heures au 16 rue de la Loi. Y participeront le Premier ministre, les vice-Premiers ministres et les ministres concernés, ainsi que les responsables des services concernés.

Lundi soir, on avait appris que le Conseil de sécurité se réunirait, entre autres, pour analyser le niveau de menace. Ce niveau a été fixé à 3 pour l'ensemble du pays et à 4 – le niveau le plus élevé – pour Bruxelles.

12h41 : La plupart des salles de sport Basic Fit fermées à Bruxelles

Une quarantaine de salles de sport Basic Fit sont fermées "jusqu'à nouvel ordre" dans la Région bruxelloise, a-t-il été communiqué aux membres du personnel mardi, au lendemain de l'attentat terroriste qui a fait deux victimes de nationalité suédoise dans la capitale.

"À la suite des récents événements et à la phase d'alerte 4 déclarée à Bruxelles par les autorités, certains de nos clubs bruxellois restent fermés (une quarantaine, NDLR) jusqu'à nouvel ordre" et les cours collectifs sont donc annulés. Les autres clubs, ailleurs dans le pays, maintiennent leurs heures d'ouverture habituelles.

12h09 : Du personnel de sécurité supplémentaire au Kinepolis de Bruxelles

En raison du rehaussement du niveau de la menace à 4 dans la capitale, le cinéma Kinepolis a fait appel à du personnel de sécurité supplémentaire, indique une porte-parole mardi matin au lendemain de l'attentat qui a fait deux victimes à Bruxelles.

12h07 : Le Centre de crise rappelle les structures d'aide psychologique vers qui se tourner

Le Centre de crise national rappelle mardi sur son site qu'à la suite de l'attentat commis lundi soir à Bruxelles, toute personne ayant besoin d'une assistance professionnelle pour un soutien psychosocial ou psychologique peut s'adresser notamment au service Télé-Accueil, lequel est accessible gratuitement via le numéro 107 ou en utilisant la fonction de chat en ligne sur tele-accueil.be

Les enfants et les adolescents, à la recherche de conseils peuvent entrer en contact avec Ecoute Enfants en composant le 103 ou en visitant leur site web www.imaje-interco.be/ecoute-enfants.

Il est aussi conseillé de ne pas hésiter à consulter son généraliste afin d'être orienté vers une assistance psychosociale appropriée.

12h03 : L'auteur de la fusillade avait été emmené en ambulance. Il y est décédé

12h : Le Premier ministre a informé son homologue suédois

Les autorités ont confirmé que le suspect de l'assassinat de deux ressortissants suédois, lundi peu avant le match de football Belgique-Suède, était décédé, après avoir été abattu mardi matin par la police à Schaerbeek, au terme d'une nuit de recherche.

"Notre priorité va aux familles des victimes, afin de nous assurer qu'elles reçoivent le soutien approprié", a indiqué M. De Croo à M. Kristersson. Les autorités belges s'assurent également que les supporters de foot suédois, qui étaient présents lundi soir au stade Roi Baudouin où ils ont été retenus plusieurs heures par mesure de sécurité, puissent rentrer chez eux en sécurité, a-t-il ajouté.

11h30 : Le Parquet communique sur les conditions de la mort du suspect

"Peu après huit heures ce matin, un témoin a informé la police bruxelloise qu'il avait repéré l'auteur présumé de l'attentat dans un débit de boissons à Schaerbeek", explique le Parquet dans un communiqué de presse. "La police s'est rendue sur place. Lors de l'intervention, des coups de feu ont été tirés par la police et le suspect a été abattu."

Les images du domicile de l'assaillant et l'endroit où il a été neutralisé

11h20 : Selon le Premier ministre suédois Ulf Kristersson, le terroriste présumé est resté en Suède pendant un certain temps.

Il n'était toutefois pas connu des services de police suédois. "L'homme a déménagé entre plusieurs pays différents ce n'est pas inhabituel, mais la Suède et l'UE doivent mieux contrôler leurs frontières", a-t-il ajouté.

11h19 : Des vêtements de l'armée volés dans la nuit de dimanche à lundi à Saint-Gilles

Plusieurs pièces d'uniformes militaires ont été volées dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles dans la nuit de dimanche à lundi, a appris l'agence Belga de bonne source. La police locale de Bruxelles-Midi (Anderlecht/Saint-Gilles/Forest) a par ailleurs confirmé l'information. On ne sait pas s'il y a un lien avec l'attentat terroriste qui a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, mais la police a transmis l'information aux services compétents par précaution.

11h18 : Un incident avait déjà eu lieu à deux jours du match Suède-Belgique en mars

Lundi soir, la rencontre entre la Belgique et la Suède a été arrêtée à la mi-temps après l'attentat survenu dans le centre de Bruxelles qui a coûté la vie à deux supporters suédois. Lors du match aller au mois de mars en Suède, un incident avait déjà eu lieu deux jours avant la rencontre à Solna près de Stockholm.

Le 22 mars dernier, deux jours avant la rencontre, la police avait arrêté un homme d'une soixante d'années après avoir tenu des propos "menaçants" et s'être comporté de manière suspecte à la Friends Arena. L'homme serait entré dans l'enceinte, où l'équipe nationale suédoise s'entraînait, avec des sacs contenant des objets potentiellement dangereux.

Le suspect avait été appréhendé par les forces de sécurité, qui ont ensuite procédé à un contrôle du stade avec des chiens policiers et des robots pour vérifier si l'homme n'avait pas laissé d'objets derrière lui.

Cet incident n'a finalement eu aucune conséquence sur la rencontre remportée 0-3 par la Belgique.

11h12 : Pas de déploiement de militaires prévu "à ce stade", selon le cabinet Dedonder

L'armée va-t-elle être appelée en renfort de la police à la suite de l'attaque terroriste qui a fait deux morts lundi soir à Bruxelles ? "À ce stade, un soutien de La Défense de l'ordre d'un déploiement en rue n'a pas été demandé", répond le cabinet de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS). "La ministre continue de suivre la situation de près." Une réunion du Conseil national de sécurité (CNS) est prévue ce mardi après-midi. La situation pourrait évoluer d'ici là. Au niveau politique, le MR réclame un tel déploiement. "Afin de dégager des heures et des moyens policiers, nous demandons que l'armée soit mobilisée dans le but de protéger les sites stratégiques en Belgique. Cela permettra de retrouver de la capacité opérationnelle policière immédiatement afin de mener les tâches essentielles propres à la situation actuelle", a indiqué le parti libéral dans un communiqué, mardi matin.

11h10 : L'assaillant était encore armé lors de son interpellation

Au moment de son arrestation, Abdesalem L. avait encore une arme de guerre avec lui.

11h04 : La sécurité renforcée dans les magasins Ikea

Suite à l'attentat qui a coûté la vie à deux Suédois dans le centre de Bruxelles ce lundi soir, les magasins Ikea ont renforcé leurs mesures de sécurité, a annoncé le porte-parole du fabricant de meubles suédois, selon la RTBF.

Il y a huit magasins Ikea répartis sur le territoire belge, dont un situé dans la commune bruxelloise d'Anderlecht.

10h40 : La circulation rétablie à la Cage aux ours

Seule la rue van Oost, où les perquisitions ont lieu, reste fermée à la circulation.

10h36 : Une des victimes de l'attentat habitait en Suisse

Le Département a connaissance d'un citoyen suédois résidant en Suisse, victime de l'attaque qui a eu lieu lundi soir à Bruxelles, a indiqué mardi le DFAE à Keystone-ATS.

Deux Suédois sont décédés dans la fusillade. L'un avait également une carte d'identité suisse, selon le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw. La troisième victime, grièvement blessée, est également d'origine suédoise. Le chauffeur de taxi est hors de danger.

10h22 : Le MR demande la mobilisation de l'armée autour des sites stratégiques

Le bureau élargi du MR, réuni mardi matin, a demandé la mobilisation de l'armée dans le but de protéger les lieux stratégiques en Belgique "afin de dégager des heures et des moyens policiers" et de "retrouver de la capacité opérationnelle policière immédiatement afin de mener les tâches essentielles propre à la situation actuelle".

Présentant ses condoléances aux familles des victimes, son soutien au blessé et à ses proches, et à, l'action de nos forces de l'ordre, le Mouvement Réformateur a jugé utile de renforcer la présence policière aux abords des écoles et crèches et l'ensemble des lieux sensibles, "sans céder à la terreur".

Le bureau élargi de la formation libérale a par ailleurs demandé qu'un relevé immédiat des personnes radicalisées faisant déjà l'objet d'un ordre de quitter le territoire soit fait pour "mettre en œuvre leur expulsion immédiate et sans nouveau retard".

Dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion, il estime "indispensable de faire entrer en vigueur et sans délai l'incrimination d'apologie du terrorisme dans le code pénal, déjà en débat à la Chambre, afin de lutter contre l'incitation à la haine et la propagande". Autre demande : "Prévoir l'interdiction de rassemblements et manifestations présentant le moindre risque de valorisation de groupement terroriste".

Le MR a enfin indiqué qu'il proposera dans les prochains jours des mesures structurelles "afin de lutter contre l'islamisme et toute forme de radicalisme et protéger nos concitoyens, ce qui doit être la promesse d'un État de droit et la force d'une démocratie libérale qui promeut le vivre ensemble".

10h09 : Toute la rue entre la cage aux ours et Pavillon est bloquée

10h01 : Des complices recherchés

La ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il n'était pas exclu que l'homme ait eu des complices. La police recherche actuellement la personne qui aurait filmé les agissements du suspect, confirme le Parquet. Selon Sudinfo, les enquêteurs étudieraient la possibilité d'être confrontés à une cellule terroriste.

09h57 : Le suspect est décédé, le Parquet le confirme

Le suspect neutralisé mardi matin dans le quartier Verboekhoven à Schaerbeek est décédé, a confirmé à l'agence Belga le porte-parole du parquet fédéral Eric Van Duyse. S'il y a de très fortes indications qu'il s'agisse d'Abdesalem L., l'auteur de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux Suédois, lundi soir, à Bruxelles, le parquet n'a pas confirmé l'information. "Nous ne pouvons pas encore communiquer davantage", a précisé le porte-parole.

Un suspect a été neutralisé mardi matin au nord de Bruxelles, dans la commune de Schaerbeek. L'homme aurait été intercepté dans un café situé sur la place Verboekhoven après des échanges de tirs, selon des témoins et sources policières. L'arme utilisée lors de l'attaque de la veille a été retrouvée sur lui.

Selon le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close et le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, l'auteur de l'attentat, Abdesalem L., "a été neutralisé". La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a pour sa part émis "une petite réserve (au fait qu'il s'agisse de l'assaillant, NDLR)", mais "étant donné que l'arme utilisée lors de l'attaque a été retrouvée sur les lieux, cela rend la chose plus que probable", a-t-elle déclaré au micro de la VRT.

09h42 : Mise à jour de centre de crise national

"Les mesures de sécurité restent actuellement en vigueur : vigilance accrue et présence policière visible renforcée", écrit le centre de crise national, sur son compte X. "Les mesures seront réévaluées dans la journée."

09h04 : On nous confirme que Abdesalem L. serait décédé suite à sa blessure par balle

Le suspect Abdesalem L. serait décédé des suites de sa blessure par balle dans l'ambulance.

09h03 : Deux autres individus seraient recherchés par la police

Selon des informations de la DH, deux autres individus seraient actuellement recherchés par la police.

8h43 : Le match Belgique-Suède n'était pas considéré à risque

Le match Belgique – Suède de lundi soir n'était pas considéré comme un match à risque. Il y avait une attention au contexte du Moyen-Orient (le conflit israélo-palestinien, NDLR), mais pas à celui du Coran brûlé en Suède. "Il faudra y réfléchir", a affirmé mardi matin le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, sur les ondes de la Première.

S'exprimant à propos de la décision d'une coupole de l'enseignement néerlandophone de fermer les écoles" avant toute analyse", le bourgmestre de Bruxelles a indiqué qu'il pensait que "ce n'est pas ce qu'il faut faire".

"Il faut garder son sang froid et avoir de la méthode", notamment en évitant de reproduire certaines erreurs commises en 2015 lors des attentats de Bruxelles et de Zaventem, a-t-il ajouté.

8h36 : Le Premier ministre suédois exhorte ses compatriotes en Belgique à la vigilance

"Il est demandé aux Suédois sur place d'être vigilant et de suivre attentivement les instructions des autorités belges", déclare-t-il. "Mes pensées sont ce soir (lundi soir, NDLR.) avec les défunts, les blessés et leurs proches."

Son ministre des Affaires étrangères, Tobias Billström, avait déjà écrit sur X, ex-Twitter, que les autorités suédoises collaboraient avec leurs homologues belges pour trouver l'auteur. Les citoyens suédois en Belgique ont également reçu un SMS qui reprenait les mêmes recommandations que celles du Premier ministre.

L'attentat à Bruxelles lundi soir a coûté la vie à deux personnes venues supporter la Suède à l'occasion du match de qualification pour l'Euro 2024 de football face à la Belgique.

8h34 : Les derniers supporters suédois ont quitté le stade Roi Baudouin

Les derniers supporters suédois ont quitté le stade Roi Baudouin aux alentours de 4h00 mardi matin. Le match entre les Diables Rouges et la Suède a été arrêté à la mi-temps.

Les supporters présents dans le stade avaient reçu l'ordre de rester dans le stade jusqu'au début de l'évacuation vers 23h30. La surveillance policière a également été renforcée devant les hôtels des supporters.

"La coopération entre les supporters, les fédérations et les autorités a été très bonne dans une situation extrêmement tendue. Au total, environ 400 Suédois ont reçu de l'aide au cours de la soirée et de la nuit", a déclaré Martin Fredman, responsable de la sécurité de la fédération suédoise de football.

8h04 : Le suspect a été interpellé

Le parquet fédéral confirme à La Libre qu'une personne a bien été interpellée. L'identification formelle prendra du temps mais il s'agirait bien du tireur. Une arme a été retrouvée, celle utilisée lors de la fusillade mortelle.

L'arrestation s'est produite rue van Oost, dans le quartier de la Cage aux ours, non loin de la gare de Schaerbeek. La rue est actuellement bouclée.

L'homme a été blessé d'une balle dans le thorax durant cette opération. Il a été rapatrié à l'hôpital Saint-Luc, où il est en train d'être réanimé.

Localisation de l'attentat à Bruxelles le 17 octobre 2023 et de l'arrestation de l'auteur présumé - carte
L'auteur de la fusillade a été arrêté à Schaerbeek mardi matin. ©IPM Graphics

06h00 : Le livre d'Allah, une ligne rouge pour laquelle il se sacrifie

Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral, a fait le point sur l'enquête en cours : "Hier soir, vers 19h, un homme a poursuivi des supporters qui étaient montés dans un taxi puis a ouvert le feu sur ces personnes, allant jusqu'à les poursuivre à l'intérieur d'un immeuble. Deux personnes sont décédées. L'une est de nationale suédoise, l'autre est d'origine suédoise (elle a peut-être la double nationalité suisse et suédoise). Une troisième personne se trouve aussi à l'hôpital, également de nationalité suédoise. L'agresseur a ensuite pris la fuite. Assez rapidement après, une vidéo de revendication a été diffusée dans laquelle l'individu déclare avoir tué trois Suédois. Dans une autre vidéo, prise avant l'attentat, le même individu apparaît cagoulé et déclare que le livre d'Allah est une ligne rouge pour laquelle il se sacrifie".

L'identité du meurtrier a pu être établie. Frédéric Van Leeuw a ajouté : "Cette nuit, une perquisition renforcée a été menée à Schaerbeek à l'avenue Huart Hamoir, adresse à laquelle le suspect aurait séjourné. Personne n'a été trouvé. L'ensemble du bâtiment comportant une vingtaine d'appartements a été visité par la police. Plusieurs autres devoir d'enquête ont été lancés durant la nuit et sont toujours en cours".

Frederic Van Leeuw procureur federal justice Belgique parquet
Frederic Van Leeuw ©Jean Luc Flemal

5h45 : "Il a disparu des radars", indique Nicole de Moor

Voici les explications de Nicole de Moor, Secrétaire d'État à l'Asile et la Migration : "L'auteur présumé a introduit une procédure d'asile dans notre pays en novembre 2019. Il a reçu une décision négative en octobre 2020 et a disparu des radars peu après. Il a été officiellement radié du registre national de la commune le 12 février 2021 et ne pouvait donc pas être localisé afin d'organiser son retour. Il n'a jamais séjourné dans un centre d'accueil Fedasil. Il n'a jamais été présenté par la police après une interception à l'office des étrangers pour permette le retour. A cause de cela, l'ordre de quitter le territoire, qui a été établi en mars 2021, n'a jamais pu être délivré."

Il avait cependant été arrêté en Belgique pour des menaces contre le résident d'un centre Fedasil, mais aucune suite n'a pu être donnée. Le Joint Information Center avait prévu une réunion concernant l'assaillant ce mardi 17 octobre.

5h35 : "L'individu était connu pour des faits suspects", précise Van Quickenborne

Vincent Van Quickenborne, ministre de la Justice, a pris la parole après Alexander De Croo pour décrire ce que l'on sait du suspect.

"Le suspect a demandé l'asile dans notre pays en 2019. Il est connu pour des faits suspects : trafic d'êtres humains, séjour illégal et atteinte à la sûreté de l'Etat.

En 2016, des informations non confirmées transmises par un service de police étrangers indiquaient que l'homme avait un profil radicalisé et voulait partir vers une zone de conflit pour le djihad. L'information a été vérifiée mais rien n'a pu en être fait. Il n'y avait aucune indication concrète de radicalisation.

Plus tôt cette année, il aurait menacé un occupant d'un centre d'asile en Campine via les réseaux sociaux. Cette personne l'a dénoncé ajoutant que l'intéressé avait été condamné pour terrorisme en Tunisie. La police a saisi le suspect pour l'interroger. Cette condamnation présumée pour terrorisme a incité, ce dimanche 15 octobre, la police judiciaire fédérale d'Anvers à convoquer une réunion qui était prévue pour ce mardi 17 octobre. Entre-temps, nos services ont appris qu'il n'a pas été condamné pour terrorisme en Tunisie mais pour des délits de droit commun. Il n'était pas question d'une menace concrète ou imminente."

05h05 : la conférence de presse commence

Lors d'un point presse, Alexander De Croo a évoqué une "folie terroriste", une "totale lâcheté". Il a présenté ses condoléances aux proches des deux victimes suédoises qui devaient assister au match de leur équipe nationale face aux Diables rouges au stade Roi Baudouin. "Leurs vies ont été fauchées, pulvérisées", a-t-il regretté. Le troisième homme, qui a été blessé, "est en train de se rétablir", a annoncé le Premier ministre.

Le tireur est un homme d'origine tunisienne en séjour illégal. Il n'a pas encore été retrouvé. Le niveau de la menace reste donc à 4 (ce qui signifie qu'elle est sérieuse et imminente) en Région bruxelloise, et à 3 dans les autres régions.

"Hier soir, dans un message posté sur les réseaux sociaux, l'homme s'est revendiqué de l'Etat islamique et a cité comme motif de l'attentat la nationalité suédoise des victimes", a déclaré De Croo. La présence de la police est donc renforcée à Bruxelles et dans des lieux sensibles, dont les lieux liés à la communauté suédoise.

Le Premier ministre a demandé aux citoyen une "vigilance maximale". Le niveau de la menace sera réévalué ce mardi. Un Conseil national de sécurité est prévu à 15h.

"Le terrorisme frappe de manière aveugle. Jamais les terroristes ne parviendront à leurs fins, ne nous feront plier. Le terrorisme ne nous vaincra jamais. La paix doit nous guider. Restons unis", a demandé Alexander De Croo.

04h35 : Un point presse sera donné à 5 heures

Le Premier ministre, Alexander De Croo, tiendra ce mardi à 5h00 une conférence de presse entouré des ministres de l'Intérieur et de la Justice, Annelies Verlinden et Vincent Van Quickenborne.

Différents ministres et des représentants des services de sécurité se sont réunis durant la nuit au centre fédéral de crise afin de suivre les événements qui ont suivi l'attentat qui a coûté la vie à deux personnes lundi soir à Bruxelles.

02h09 : Emmanuel Macron s'est entretenu avec Alexander De Croo

02h01 : L'assaillant déjà confronté à la justice en Tunisie pour des faits de terrorisme

Selon plusieurs sources, l'assaillant serait en situation irrégulière en Belgique, et aurait déjà été confronté à la justice en Tunisie pour des faits de terrorisme.

01h40 : Certaines écoles fermées ce mardi

Les écoles de l'enseignement officiel en Flandre resteront fermées mardi à Bruxelles, à la suite de l'attentat commis lundi soir dans la capitale, a annoncé l'administrateur délégué de GO !, la coupole qui les réunit, sur la VRT. Les élèves qui ne peuvent pas rester à la maison seront cependant pris en charge, a assuré Koen Pelleriaux.

On ignore encore quelle sera la situation dans les écoles de l'enseignement catholique flamand situées dans la capitale.

En Belgique francophone, le département de l'Education n'a pour l'heure pris aucune décision de fermeture des écoles ou d'un autre type en relation avec l'attentat. Le niveau de sécurité 4 activé à Bruxelles ne l'implique pas automatiquement, ressort-il d'un bref échange lundi soir avec la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir.

01h07 : Le Conseil des musulmans de Belgique condamne l'attentat

Le Conseil musulman de Belgique, l'organe représentatif du culte islamique, a condamné avec la plus grande fermeté l'attentat commis à Bruxelles lundi soir et qui a coûté la vie à deux personnes. Il a appelé les autorités "à la plus grande fermeté pour protéger notre communauté nationale et pour faire la lumière le plus rapidement possible sur cette importation de conflits qui ne nous concernent pas".

01h02 : "Ce qui s'est passé est surréaliste"

Les joueurs suédois ont été transférés à l'aéroport sous escorte policière directement depuis le stade Roi Baudouin. C'est ce qu'a indiqué Manu Leroy, le CEO ad interim de l'Union belge de football (URBSFA), lors d'un point-presse qui s'est tenu lundi soir, quelques heures après que le match Belgique – Suède a été arrêté à la mi-temps à la suite de l'attentat qui a fait deux morts place Sainctelette, dans le centre de Bruxelles.

"Nous avons reçu les premières notifications indiquant que quelque chose de terrible s'était produit dans le centre de Bruxelles un quart d'heure avant le début du match", a raconté Manu Leroy. "Nos responsables de la sécurité ont immédiatement contacté la police dans la tour de contrôle. Nous avons discuté de la meilleure stratégie à adopter. Le stade étant l'endroit le plus sûr pour les supporters, il a été décidé de laisser le match commencer."

Les deux équipes sont rentrées au vestiaire après 45 minutes sur un score de 1-1 et ne sont jamais remontées sur la pelouse. "Après la première mi-temps, le staff et les joueurs suédois ont pris conscience des événements. Le capitaine suédois (Victor Lindelöf, ndlr) a informé notre capitaine (Romelu Lukaku, ndlr) que son équipe ne voulait pas débuter la deuxième mi-temps. Bien entendu, notre capitaine a accepté. Il revenait ensuite à la police de décider de la manière dont le stade serait évacué. Il y a eu des consultations au plus haut niveau avec le centre de crise national. Nous attendions un ordre officiel pour évacuer le stade", a justifié le CEO.

Les spectateurs ont été autorisés à quitter au compte-gouttes le stade Roi Baudouin vers 23h45.

La tribune des supporters suédois a été évacuée en dernier. "La police les a escortés pour qu'ils puissent rejoindre leur hôtel en toute sécurité. Les joueurs suédois ont également été conduits à l'aéroport sous escorte policière. Certains Diables Rouges sont retournés à Tubize comme prévu. D'autres sont rentrés directement chez eux", a encore expliqué Manu Leroy.

Le CEO de la fédération ne peut encore rien dire sur l'issue sportive de cette rencontre. "C'est d'un autre ordre que ce qui s'est passé aujourd'hui. Nous n'avons pas encore eu de contact avec l'UEFA à ce sujet. C'est la chose la moins importante aujourd'hui. Ce qui s'est passé est surréaliste."

00h59 : Les Pays-Bas en contact avec les autorités belges

Les Pays-Bas suivent la situation à Bruxelles, où un double assassinat de ressortissants suédois a été perpétré dans les rues de la capitale, et sont en contact avec les autorités belges, a fait valoir le coordinateur néerlandais de lutte contre le terrorisme et de la sûreté, Pieter-Jaap Aalbersberg, via le réseau social X.

00h45 : Les Diables ont quitté le stade

Belgium's midfielder Jeremy Doku (2nd L) leaves the King Baudouin Stadium following the Euro 2024 qualifying football match between Belgium and Sweden in Brussels on October 16, 2023, after two Swedes were shot dead in an attack in Brussels. Belgium's Euro 2024 qualifier against Sweden was abandoned at half-time and fans were kept in the stadium for security reasons after two Swedes were shot dead in an attack in Brussels on October 16, 2023. (Photo by JOHN THYS / AFP)
Jeremy Doku ©AFP or licensors

00h24 : Les écoles bruxelloises seront-elles ouvertes ce mardi ?

Le département de l'Education n'a pour l'heure pris aucune décision de fermeture des écoles ou d'un autre type en relation avec l'attentat commis lundi soir à Bruxelles. Le niveau de sécurité 4, activé à Bruxelles ne l'implique pas automatiquement, ressort-il d'un bref échange avec la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir.

Selon la RTBF, les écoles des institutions européennes situées dans la capitale resteront fermées mardi.

La ministre de l'Education, Caroline Désir, a brièvement indiqué lundi en fin de soirée qu'elle attendait de disposer d'informations du fédéral sur des mesures à prendre, le cas échéant en ce qui concerne le réseau d'enseignement francophone de la capitale.

C'est le niveau fédéral qui a la main sur l'évaluation de la menace. A ce stade, on sait tout au plus que le niveau 4 de sécurité "n'implique pas automatiquement une fermeture des écoles. Ce sera à suivre dans les prochaines heures", a-t-elle précisé.

00h22 : Les fonctionnaires flamands priés de ne pas se rendre à Bruxelles

Il est demandé aux fonctionnaires flamands d'éviter les voyages non essentiels vers Bruxelles, a indiqué le ministre flamand des Affaires intérieures, Bart Somers, lundi soir à la suite de l'attentat perpétré dans la capitale.

"L'équipe de gestion de crise du gouvernement flamand déconseille les voyages non essentiels vers Bruxelles", a indiqué le ministre sur X (ex-Twitter). "Les réunions seront déplacées dans des locaux hors de Bruxelles ou en ligne. Nous demandons à tous les fonctionnaires flamands de s'y conformer jusqu'à nouvel ordre."

Un homme a ouvert le feu dans la capitale lundi soir, tuant au moins deux personnes et en blessant grièvement une troisième. L'assaillant, qui a exprimé des motivations terroristes sur les réseaux sociaux, reste en fuite.

00h14 : Les autorités suédoises et belges en contact pour retrouver l'assaillant

Les autorités belges et suédoises sont en contact pour tenter de retrouver l'assaillant responsable de l'attentat perpétré lundi soir dans le centre de Bruxelles et qui a coûté la vie à deux personnes. C'est ce qu'a indiqué sur X, anciennement Twitter, le ministre suédois des Affaires étrangères Tobias Billström.

"Dévasté par la nouvelle de l'assassinat de deux supporters de football suédois à Bruxelles ce soir et de la blessure grave d'une troisième personne. Toutes mes pensées vont à leurs familles et à leurs proches", a-t-il écrit sur le réseau social.

"Les autorités suédoises travaillent en étroite collaboration avec leurs partenaires belges pour retrouver le meurtrier", a-t-il ajouté.

00h08 : Les joueurs suédois sont escortés directement vers l'aéroport, dit le CEO de l'Union belge à la RTBF

00h07 : Le site web du centre de crise est difficilement accessible en raison d'une surcharge

Le site web du Centre national de crise est surchargé en raison de l'important trafic internet lié à l'attentat de Bruxelles. "Nous travaillons à une solution", indique le Centre de crise sur X, anciennement Twitter.

23h51 : Écoles et crèches des institutions européennes fermées mercredi

Les écoles ainsi que les crèches des institutions européennes seront fermées mercredi. Le personnel de ces institutions restera en télétravail.

23h49 : les supporters peuvent quitter le stade Roi-Baudouin

La tribune 1 du stade Roi Baudouin est en cours d'évacuation. La tribune 3 et 4 du stade Roi Baudouin peut aussi être évacuée.

23h48 : Opération de police en cours à Schaerbeek

23h35 : Le sélectionneur suédois est "extrêmement triste"

Le match de qualifications pour l'Euro 2024 entre la Belgique et la Suède a été arrêté à la mi-temps après la fusillade qui a coûté la vie à deux personnes dans le quartier Sainctelette à Bruxelles lundi soir.

"Nous sommes très tristes et nous avons quasiment les larmes aux yeux", a déclaré le sélectionneur suédois Janne Andersson lors d'un point-presse qui s'est tenu au stade Roi Baudouin.

"Nous avons appris cette incroyable nouvelle à la mi-temps", explique Janne Andersson. "Nous étions très tristes. Les joueurs ne voulaient plus jouer. Dans quel monde vivons-nous ? Ces derniers temps, il y a eu de nombreuses victimes d'armes à feu. Nous voulons exprimer nos condoléances aux familles des victimes".

Le capitaine suédois Victor Lindelöf a expliqué que les Suédois ont rapidement consulté les Diables Rouges. "Nous nous sommes mis d'accord pour ne pas jouer. Les Belges ont également estimé que c'était la seule option possible. Le plus important est que les supporters soient en sécurité. Le stade est l'endroit le plus sûr pour eux", dit le défenseur de Manchester United.

23h30 : La situation dans le stade Roi Baudouin reste calme

La situation dans le stade Roi Baudouin reste calme après l'arrêt de la rencontre entre les Diables Rouges et la Suède suite à la fusillade dans le centre de Bruxelles lundi soir.

Lors de l'annonce de l'arrêt de la rencontre, il a été demandé aux supporters de ne pas quitter dans l'attente de plus d'informations. Dans les tribunes, les supporters restent calmes et des chants sont entonnés pour les Suédois.

Interdits de sortir du stade, certains fans se sont rassemblés dans les couloirs de l'enceinte et suivent l'actualité depuis leurs smartphones. Le speaker du stade a d'ailleurs pris plusieurs fois la parole pour remercier les supporters pour leur patience.

23h18 : Le Palais royal "sous le choc" de la fusillade à Bruxelles

"Nous sommes sous le choc de la fusillade qui a frappé notre capitale ce soir", a réagi le Palais royal à l'attentat de Bruxelles lundi soir sur X, anciennement Twitter. "Nos pensées vont d'abord aux victimes, à leurs familles et à leurs proches", poursuit le message. "Nous soutenons les forces de sécurité qui mettent actuellement tout en œuvre pour retrouver l'auteur de l'attentat", conclut le Palais royal.

23h17 : La troisième victime est désormais hors de danger

Le parquet fédéral a repris en charge l'enquête sur l'attentat qui s'est produit lundi soir dans le centre de Bruxelles, a indiqué son porte-parole, Eric Van Duyse, devant le Centre de crise National. Cette saisine est justifiée par une "motivation terroriste potentielle".

Une attaque à arme à feu a visé trois personnes dans le centre de Bruxelles lundi soir, faisant deux morts. Une troisième victime, un chauffeur de taxi, est désormais hors de danger.

23h10 : L'UEFA communiquera "en temps voulu" sur le match Belgique-Suède

L'Union européenne de football (UEFA) communiquera "en temps voulu" sur le match arrêté entre les Diables Rouges et la Suède lundi à Bruxelles.

"À la suite d'une attaque terroriste présumée à Bruxelles ce soir, il a été décidé en consultation avec les deux équipes et les forces de police locales d'arrêter le match entre la Belgique et la Suède. D'autres informations seront communiquées en temps voulu", a écrit l'UEFA sur X (anciennement Twitter).

Le match entre la Belgique et la Suède a été arrêté à la mi-temps après une décision de deux équipes à la suite de la fusillade survenue dans le centre de Bruxelles. Il a été demandé aux supporters de ne pas quitter le stade. Le Centre de crise National examine actuellement l'évacuation du stade Roi Baudouin

23h03 : Les stations de métro Roi Baudouin et Heysel fermées sur ordre de police

La Stib a annoncé lundi soir la fermeture des stations de métro Roi Baudouin et Heysel, sur les lignes 2 et 6, sur ordre de police. Cette annonce intervient alors que le Centre de crise National annonce que les autorités examinent dans le même temps une solution pour faire évacuer les milliers de supporters du stade Roi Baudouin qui assistaient au match de football entre la Belgique et la Suède.

Plus tôt dans la soirée, une demande de fermeture de plusieurs stations de métro aux abords du quartier Sainctelette où la fusillade faisant deux morts a eu lieu lundi soir, avait été faite auprès de la Stib, confirmait-on à Belga à bonne source. Aucune décision n'a toutefois encore été prise à ce sujet.

Les trams sont eux interrompus entre Belgica et Lemonnier, également sur ordre de police.

23h03 : Le suspect est un Tunisien

Selon nos informations, le suspet est un Tunisien dont les initiales sont L. A., né le 1er septembre 1978. Il est demandeur d'asile depuis 2019. Il a 45 ans. Il est domicilié à Schaerbeek.

22h57 : Le porte-parole du parquet fédéral s'exprime dans une conférence de presse

Le porte-parole du parquet fédéral, Eric Van Duyse, s'est exprimé quant à la fusillade. Aucun lien n'aurait été établi avec le conflit israélo-palestinien, selon le porte-parole. Le suspect, qui serait le seul assaillant identifié, serait toujours en fuite. Le porte-parole conseille aux Bruxellois de rentrer ou rester chez eux en attendant que le suspect soit appréhendé.

Concernant les supporters coincés au stade Roi Baudouin, le Centre de crise réfléchit à des mesures adéquates pour évacuer le stade.

22h55 : Jan Jambon apporte son soutien à la police

Jan Jambon a également réagi à l'attentat perpétré à Bruxelles lundi soir sur X, sur Twitter. "Profonde sympathie pour les victimes suédoises et les membres de leur famille. Soutien total à nos services de sécurité dans leur tâche difficile d'endiguer toute forme de violence", a réagi le Ministre-président.

21h05 : Le suspect aurait fait référence à l'État islamique

Le suspect aurait publié plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux, mentionnant l'État islamique et le Calife de l'Islam. "Que cela plaise ou non, nous vivons et mourons pour notre foi", peut-on entendre dans une des vidéos. "Je suis heureux de rencontrer Dieu, si j'ai fait quelque chose de mal à quelqu'un, il me pardonnera".

20h58 : Le niveau d'alerte est passé à 4

Le niveau d'alerte passe à 4, son maximum, synonyme de menace est sérieuse et imminente.

La police sur place.
La police sur place. ©Ennio Cameriere
Lieu de la fusillade à Bruxelles 16.10.23
Lieu de la fusillade à Bruxelles 16.10.23 ©IPM

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