Formation bruxelloise: DéFI appelle le formateur "à créer des convergences, et non à enterrer des solutions"

DéFI a invité lundi le formateur bruxellois David Leisterh (MR) à "ne plus se contenter d'acter les divergences", mais à "poser les conditions de convergence" en vue de former un gouvernement bruxellois.

DeFI's chairwoman Sophie Rohonyi delivers a speech at the traditional new year's reception of French-speaking regionalist party DeFi, in Brussels, Tuesday 21 January 2025.
BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE
Formation bruxelloise: DéFI appelle le formateur "à créer des convergences, et non à enterrer des solutions".

David Leisterh a envoyé dimanche soir un courrier aux dirigeants du PS, d'Ecolo et de DéFI qui pourraient, selon lui, contribuer à sortir la Région bruxelloise de la crise historique. M. Leisterh y constate que la piste du remplacement de la N-VA par le CD&V, que soutenait Ahmed Laaouej (PS), a échoué et que la coalition néerlandophone Groen-N-VA-Open VLD-Vooruit est "la seule option".

Pour DéFI, ce choix est incompréhensible. "Vendredi dernier, le formateur nous a demandé si nous étions prêts à soutenir un accord de gouvernement sans la N-VA, mais avec des ministres néerlandophones supplémentaires. Deux jours plus tard, il enterre déjà cette piste", a déploré la présidente de DéFI, dans un communiqué.

Pour la formation amarante, l'augmentation du nombre de ministres doit avoir un coût budgétaire totalement neutre, à savoir s'accompagner d'une réduction drastique des effectifs au sein des cabinets et des salaires des ministres, sans briser les équilibres linguistiques. Les partis doivent être guidés par l'avenir de la Région bruxelloise, et pas par leur propre survie. Le prochain gouvernement doit ainsi agir pour les Bruxellois, à savoir veiller au minimum à concrétiser une trajectoire budgétaire viable, indispensable pour mener des réformes structurelles; renforcer l'autonomie de la Région et des communes face aux attaques en règles prévues par le nouveau gouvernement fédéral.

La démission de David Leisterh comme formateur bruxellois semble inévitable

Et de citer parmi celle-ci la fusion forcée des zones de police, la réduction du financement de Beliris, la réduction des places d'accueil pour demandeurs d'asile, etc.

DéFI plaide aussi pour une révision du système électoral bruxellois, source de blocage, et qui fait qu'aujourd'hui, les néerlandophones, minoritaires imposent leur choix: "aujourd'hui, la N-VA ? Demain, la liste Ahidar ?"

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