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Un CPAS bruxellois tire la sonnette d'alarme: "Nous entrons en médecine de guerre"

Privé d'une partie de ses subsides comme les autres CPAS, le centre d'action sociale de Jette entre en "médecine de guerre" pour boucler ses budgets. "On a un sentiment d'impuissance face à cette misère galopante", déplore la présidente, qui tire la sonnette d'alarme.

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©DAVID ESTIEVENART

"Révoltée", la présidente du CPAS de Jette. Nathalie Vandenbrande (indépendante, élue sur la liste de la bourgmestre Les Engagés) tire la sonnette d'alarme en tentant de boucler ses comptes de l'action sociale. "La classe moyenne est en train de basculer. La population de Jette se paupérise, et la situation va s'aggraver. On a un sentiment d'impuissance face à cette misère galopante."

En cause : la réduction des subsides fédéraux et régionaux dans le contexte d'austérité budgétaire, pointe la mandataire. Le CPAS jettois, comme les autres, dépend de plusieurs niveaux de pouvoir. Grosso modo, sur les près de 60 millions annuels du centre d'action social jettois, le fédéral met 40 millions, la Région 3 millions et la commune paie le reste, à savoir environ 17 millions.

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