Asile et migration : les opposants aux visites domiciliaires ont quitté le siège des Engagés

Les derniers militants opposés au projet de loi sur les visites domiciliaires, qui avaient installé mercredi soir un campement devant le siège du parti Les Engagés à Bruxelles, ont quitté les lieux jeudi matin vers 08h30, a indiqué Louise, porte-parole du collectif Stop Visites Domiciliaires.

Asile et migration - Bruxelles: les opposants aux visites domiciliaires quittent le siège des Engagés
Asile et migration - Bruxelles: les opposants aux visites domiciliaires quittent le siège des Engagés

"La nuit s'est bien passée, nous sommes encore une trentaine de tentes ce matin. Nous allons lever le camp progressivement", avait-elle déclaré un peu plus tôt.

Près d'une centaine de militants ont passé la nuit rue du Commerce afin de dénoncer le soutien des Engagés au projet de loi sur les visites domiciliaires, qui permettrait sous certaines conditions des interventions policières dans des domiciles afin d'y interpeller des personnes en séjour irrégulier. Les militants estiment que le texte constitue une "ligne rouge" en permettant des "traques migratoires dans l'intimité des lieux de vie".

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Les organisateurs reprochent également aux Engagés d'avoir changé de position sur cette question. Ils rappellent notamment qu'en 2022, plusieurs responsables et militants du parti, alors dans l'opposition fédérale, avaient passé une nuit sous tente devant le siège de l'Open VLD afin de dénoncer la politique migratoire fédérale et un précédent projet de visites domiciliaires. Parmi eux figurait notamment l'actuel président du parti, Yvan Verougstraete.

Invité jeudi matin sur BX1, le ministre bruxellois de l'Économie Laurent Hublet, membre des Engagés, a indiqué "entendre leur action" tout en défendant la mesure. Selon lui, celle-ci s'appliquerait "dans un cadre très particulier" visant des person

nes "qui représentent une menace pour la sécurité nationale ou l'ordre public".

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Le ministre a estimé qu'il fallait trouver "la balance entre la sécurité et la solidarité et l'humanisme". Interrogé sur le contraste avec l'action menée par les Engagés en 2022, il a répondu que "le projet actuel est différent" et que "le contexte est différent".

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