Un professeur de la VUB condamné à mort en Iran : le ministre-président flamand demande une concertation avec l'ambassadeur d'Iran
Le ministre-président flamand Matthias Diependaele suit le cas d'Ahmadreza Djalali de près et a pris contact avec l'ambassadeur d'Iran en Belgique afin d'échanger avec lui à propos du médecin irano-suédois. Ce dernier, également professeur invité à la VUB, aurait récemment fait une crise cardiaque à la prison d'Evin à Téhéran, où il est incarcéré. Selon son épouse, il est en danger de mort.

- Publié le 10-05-2025 à 10h21

"La nouvelle de cette attaque cardiaque me touche profondément", a réagi samedi M. Diependaele. "La Flandre continue de plaider pour que le professeur bénéficie de soins urgents et d'une libération immédiate."
Le médecin urgentiste irano-suédois a été victime d'une attaque cardiaque jeudi. Il aurait été transféré à l'infirmerie de la prison mais aurait appris qu'il ne pouvait pas voir de cardiologue avant dimanche parce que c'est le week-end (jeudi et vendredi en Iran, NDLR). Sa femme précise que ses jours sont en danger, son état de santé se détériorant rapidement, et qu'il a besoin de soins au plus vite.
L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a également demandé à ce que des soins médicaux urgents soient prodigués au médecin et à ce qu'il puisse retrouver sa famille en Suède. "L'Iran doit le libérer et tant la Suède que la Belgique doivent tout mettre en oeuvre pour concrétiser cela. Sa vie en dépend", a commenté Wies De Graeve, directeur de la section flamande d'Amnesty International.
Ahmadreza Djalali a été arrêté en 2016 lors d'une visite en Iran. Il a été condamné à mort l'année suivante dans la république islamique pour "espionnage".
