Boussu: rien n'a changé à l'ASBL Garance
Les employés tirent une nouvelle fois la sonnette d'alarme.
- Publié le 18-05-2015 à 18h41
- Mis à jour le 19-05-2015 à 09h11
Les tensions sont toujours très présentes à l'ASBL Garance. Depuis plusieurs années, le personnel se plaint du climat instauré par la coordinatrice Katty Pirmez. Plusieurs actions de grogne ont déjà été organisées mais rien ne semble avoir changé.
Dans une lettre anonyme envoyée à la rédaction montoise de "La Dernière Heure", les travailleurs font une nouvelle fois part de leur ras-le-bol. "Nous sommes au plus mal : dénigrés, harcelés, menacés, surchargés de travail. […] Faut-il un drame pour que l'on arrête de nier ce que l'on vit ?" Selon eux, Katty Pirmez est protégée par plusieurs politiciens. "Cela fait des années ! Elle est protégée par son compagnon Didier Donfut, par Pierre Urbain et toute la clique PS."
"Gérée par une bande de copains"
Des propos confirmés par Patrick Salvi, secrétaire régional Setca Mons-Borinage. "L'ASBL est gérée par une bande de copains. Ils se tiennent tous et gravitent autour d'une seule personne, qu'ils défendent", explique-t-il. " Rien n'a changé. L'audit psychosocial a épinglé des problèmes mais aucune mesure n'a été prise." Pour le syndicaliste, le directoire doit "avoir le courage de trancher et de prendre une fois pour toutes les mesures qui s'imposent pour régler un problème de fond."
Contacté, Pierre Urbain, membre du directoire de l'ASBL, a affirmé que tout était fait pour améliorer la situation. "Nous travaillons en concertation totale avec les syndicats, nous tenons compte des remarques émises par les employés. Un local syndical a aussi été mis à leur disposition pour qu'ils puissent discuter des problèmes rencontrés, et ce sans la présence de Katty Pirmez." Des mesures que Patrick Salvi juge insuffisantes. "Le personnel n'a pas besoin d'un local, il a besoin que des décisions soient prises, d'être écouté et entendu alors qu'il vit un calvaire."
La direction s'étonne
Pierre Urbain se dit quant à lui plutôt étonné du contenu de cette lettre. "Nous pensions que le climat s'était apaisé. Je me demande si cette lettre reflète vraiment l'état d'esprit de toute l'équipe. Et pour ma part, je trouve qu'il n'y a pas plus lâche qu'une lettre anonyme."
Ce n'est pas la première fois que les travailleurs, via lettre anonyme, tirent la sonnette d'alarme en contactant la presse. "C'est un éternel recommencement", déplore encore Patrick Salvi. "Nous avons donné une chance au directoire, mais ce que l'on dit rentre d'un côté et ressort de l'autre. Si je dois interpeller les instances compétentes, je le ferai."
