Estinnes: poubelles, rats et gale au Domaine de Pincemaille

Dépôts sauvages à l'entrée du domaine ? La commune n'interviendra plus.

G. La
Estinnes: poubelles, rats et gale au Domaine de Pincemaille

Le Plan Habitat permanent (HP) vise à favoriser l'accès aux droits fondamentaux pour tous, notamment le droit au logement, et cible les personnes résidant en permanence dans un équipement à vocation touristique.

Soutenu par la Région wallonne, ce plan prend tout son sens à Estinnes où les problèmes du Domaine de Pincemaille sont loin d'être résolus. Dans le cadre du Plan HP, la commune a ainsi effectué un cadastre social pour recenser les logements problématiques. "Nous en comptons 98 au Domaine de Pincemaille dont 88 en état d'insalubrité", a détaillé lors du conseil de lundi Delphine Deneufbourg, l'échevine du Logement. "Des chiffres à prendre avec des pincettes car ils datent de février. Or, nous savons que des gens sont encore venus s'installer au Domaine de Pincemaille durant le mois de mars. Des chalets se montent en une nuit, c'est assez incroyable."

Reloger les habitants dans de meilleures conditions

La commune poursuit son combat permanent pour reloger les habitants du domaine dans de meilleures conditions, avec toutes les difficultés imaginables. "Notre service Logement est tout le temps sur la balle", poursuit Delphine Deneufbourg. "Nous proposons nos services aux familles. Mais il y a aussi des hommes seuls auprès desquels notre agent ne s'aventure plus pour des raisons de sécurité."

Alors que la commune et le propriétaire du domaine sont toujours en litige sur l'entretien des routes, les contacts se multiplient. "Nous n'arrêtons pas d'envoyer du courrier au propriétaire pour qu'il rencontre ses obligations", souligne Delphine Deneufbourg.

Parmi les services qui font défaut, la collecte des immondices. Les camions d'Hygea ne s'aventurent plus dans le domaine tant les chemins y sont cabossés. Si un accord avait été trouvé pour que les habitants déposent leurs sacs à l'entrée du domaine, l'endroit s'est vite transformé en dépôt sauvage. Certains respectent les règles en y laissant les sacs homologués. D'autres y jettent tout et n'importe quoi. Si bien que la commune a décidé de ne plus intervenir. "Quand nous nettoyons l'endroit, une nouvelle montagne de déchets s'amoncelle dès le lendemain", regrette l'échevine du Logement.

"Il va y avoir des rats", s'inquiète un conseiller d'opposition. "Il y en a déjà", soupire Delphine Deneufbourg. "Et une épidémie de gale." De quoi faire bouger le propriétaire du Domaine qui vit en Espagne ?

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