"Briguer le mandat de maïeur est logique"

- Publié le 01-07-2018 à 19h41
- Mis à jour le 14-09-2018 à 22h37

Bruno Pozzoni, premier échevin socialiste à Manage, espère décrocher plus de voix que Pascal Hoyaux Depuis près de 30 ans maintenant, Bruno Pozzoni est actif dans la vie politique manageoise, d'abord en tant que conseiller de CPAS, avant de devenir conseiller communal et échevin. Aujourd'hui, il ne cache plus ses ambitions de décrocher l'écharpe mayorale.
Vous vous êtes officiellement déclaré candidat-bourgmestre en vue des élections d'octobre prochain. Pourquoi ?
Depuis que je suis en politique, je bénéficie d'une belle marge de progression, je récolte à chaque nouvelle élection un peu plus de voix. Je pense que l'on peut dire que c'est la preuve que le travail paie et que la population m'accorde sa confiance. Depuis plusieurs années, j'affiche le deuxième meilleur résultat, toutes listes confondues. Briguer le mandat de bourgmestre est la suite logique des choses, c'est l'aboutissement d'une carrière. Il y a un certain engouement de mes proches, de la population et de certains de mes colistiers. Me présenter me paraît logique.
Vous allez donc entrer en concurrence avec Pascal Hoyaux, qui espère être réélu en tant que bourgmestre ?
Nous serons concurrents effectivement, il y aura donc une certaine forme de compétition. Mais au-delà de nos ambitions personnelles, nous avons aussi des ambitions communes : que la liste sociale sorte gagnante et décroche une nouvelle fois la majorité absolue, et travailler au bénéfice de la population. C'est elle qui aura le dernier mot : elle peut voter pour l'un et l'autre ou voter pour l'un ou l'autre, par exemple.
Cela signifie-t-il qu'en cas de défaite pour vous, vous vous rallierez derrière Pascal Hoyaux s'il est réélu, malgré des tensions que plus personne ne nie ?
J'ai toujours respecté le choix du citoyen, ce sera encore le cas cette fois. Nous continuerons à travailler en équipe, quoi qu'il arrive.
Quel bilan tirez-vous de cette mandature ?
Je ne souhaite pas faire d'autosatisfaction mais je pense qu'il s'agissait d'une mandature assez exceptionnelle. C'est celle durant laquelle nous avons le plus investi en matière de voiries, de trottoirs, de bâtiments ou d'infrastructures sportives. Les collaborateurs ont travaillé d'arrache-pied pour que les dossiers aboutissent. Ce sont finalement 11 millions d'euros, dont cinq subsidiés, qui ont été investis. Si nous pouvions bénéficier d'une législature similaire, le territoire serait remis à neuf.
Quels seront, selon vous, les grands enjeux pour ces prochaines années ?
Je pense que le cadre de vie des citoyens prend de plus en plus d'importance. Il faudra donc s'attacher aux thématiques de l'environnement via la propreté, la création d'espaces de convivialité et de détente mais aussi à la sécurité. Je laisserai le soin à l'équipe de présenter son programme mais il est clair qu'il faudra également intensifier les formes de participations citoyennes : aller à la rencontre des citoyens mais aussi leur permettre de se rencontrer entre eux. La communication reste essentielle mais s'est un peu perdue, notamment à cause des réseaux sociaux. Le monde change à une vitesse folle, tout va très vite et nous devons rester à l'écoute des attentes et besoins de nos citoyens.