Drame de Strépy "C'est tout de même choquant pour les victimes d'apprendre ce genre de détail"
Antonio Gava a découvert avec surprise les chiffres révélés par le rapport d'expertise.
- Publié le 23-02-2024 à 12h07

Ce jeudi, nos confrères de RTL révélaient avoir eu accès au rapport d'expertise du véhicule de Paolo Falzone qui avait foncé dans un groupe de gilles le 20 mars 2022 à Strépy-Bracquegnies, faisant six victimes. Un rapport qui indique que la vitesse du véhicule au moment de l'impact était de 105 km/h et qu'un peu avant, elle était encore de 173km/h. Le conducteur, en l'occurrence Paolo Falzone, aurait donc bien ralenti sa course lorsqu'il a aperçu le groupe de personnes se trouvant sur la chaussée.
Mais ce rapport indique également que s'il avait pilé sur ses freins au lieu de "simplement" ralentir, sa vitesse au moment de l'impact aurait été de 34 km/h. "À cette vitesse-là, le drame aurait pu être évité, qui sait ?", nous a confié Antonio Gava qui faisait partie du groupe de gille touché ce jour-là et qui a été blessé à la jambe. "C'est tout de même choquant pour les victimes d'apprendre ce genre de détail et ce même si on se doutait que la vitesse du véhicule était très élevée."
Pas de surveillance
Le rapport indique également que personne ne surveillait le groupe de piétons se trouvant sur la rue, "livrés à eux-mêmes" comme indique le rapport. "On cherchera toujours des excuses à cet individu qui pourtant est coupable sur toute la ligne. Je me rappelle ce jour-là qu'il y avait un signaleur en gilet jaune avec nous. Mais s'il avait été à l'arrière, cela aurait-il changé quelque chose ? Il y aurait certainement eu une victime de plus par contre. De même, un véhicule placé à l'arrière du groupe aurait aussi été percuté à la vitesse où il circulait et aurait aussi fait des victimes."
Quant à l'issue de la procédure, Antonio Gava se montre pessimiste. "On sera de toute façon déçu par le verdict. Et même s'il prenait 20 ans de prison, cela ne nous rendrait pas les six personnes décédées dans le drame. Qu'il s'agisse des familles des victimes, des proches ou des personnes qui sont aujourd'hui en chaise roulante à cause de ce fou du volant, nous, on a tous pris pour perpette à cause de lui ce jour-là."
