Un Campus 2000 de 450 millions
Jusqu'ici, la haute école Léon-Eli Troclet possédait pas moins de 7 sites d'implantation! Certains étudiants avaient cours sur 3 voire 4 sites différents Il était plus que nécessaire d'y mettre de l'ordre! C'est aujourd'hui chose faite à Jemeppe. Inauguré vendredi, Campus 2000 accueillera, lorsque l'ensemble des bâtiments sera achevé, les 2.150 étudiants de la haute école (graduats en droit, marketing, commerce extérieur, comptabilité, gestion des transports et logistique d'entreprise, communication, écriture multimédia, psychologie, formations de bibliothécaires-documentalistes, éducateurs spécialisés et assistants sociaux).
- Publié le 29-01-2001 à 00h00

Jusqu'ici, la haute école Léon-Eli Troclet possédait pas moins de 7 sites d'implantation! Certains étudiants avaient cours sur 3 voire 4 sites différents Il était plus que nécessaire d'y mettre de l'ordre!" C'est aujourd'hui chose faite à Jemeppe, à la satisfaction du député permanent en charge de l'enseignement, André Gilles: inauguré vendredi, Campus 2000 accueillera, lorsque l'ensemble des bâtiments sera achevé, les 2.150 étudiants de la haute école Léon-Eli Troclet (graduats en droit, marketing, commerce extérieur, comptabilité, gestion des transports et logistique d'entreprise, communication, écriture multimédia, psychologie, formations de bibliothécaires-documentalistes, éducateurs spécialisés et assistants sociaux).
À CÔTÉ DE L'UNIVERSITAIRE
Campus 2000 représente un investissement total de 450millions porté à la fois par la Province de Liège et le fonds des bâtiments scolaires de la Communauté française. Vendredi, c'est la première tranche des travaux qui a été officiellement présentée: 16 classes, deux amphithéâtres de 150places, un labo de langues, un labo d'informatique et une salle de projection vidéo, articulés autour d'une agora circulaire, pôle rassembleur du campus, et d'un parc qui occupait jusqu'ici les 18.000m2
du site.
"Ces premiers bâtiments représentent une somme de 203.668.000FB", précise André Gilles. "La deuxième phase du chantier, qui devrait être achevé dans les deux années à venir, y ajoutera notamment un auditoire de 400places et une grande bibliothèque". Quant aux cuisines, piscine et salle de sport, la Province a choisi de jouer la carte des synergies en partageant les infrastructures existantes de l'IPES, tout proche. "Cela devrait créer des passerelles entre l'enseignement secondaire et le supérieur non universitaire", note le député permanent. Et amener un millier d'étudiants en plus dans l'enseignement supérieur de la Province (qui est passé de 1996 à 2001 de 5.600 à 7.200 étudiants) : clairement, ne serait-ce que par son appellation, Campus 2000 vise à prendre position face à l'enseignement universitaire. "Nous voulons effectivement développer un enseignement supérieur spécifique par rapport à l'université. Ni meilleur, ni moins bien, simplement différent!"
Comme l'autre campus liégeois, celui-ci se situe en dehors de la ville, à Jemeppe, sur un site aisément accessible par bus comme par train, et qui sera doté d'un vaste parking encore à réaliser. Quant aux bâtiments ainsi libérés en ville par les sections de la haute école Léon-Eli Troclet, ils bénéficieront aux deux autres instituts d'enseignement supérieur de la Province: à la haute école Rennequin Sualem (qui constitue le pôle technologique de l'enseignement provincial), reviendront les locaux du quai Gloesner, tandis qu'André Vésale (pédagogie, social et paramédical) investira ceux de la rue Beeckman. "Même si, dans l'absolu, le campus de Jemeppe pourrait accueillir encore d'autres bâtiments, notre intention n'est pas, aujourd'hui, d'y ramener l'ensemble des infrastructures scolaires supérieures de la Province de Liège".
POLÉMIQUE À L'ISIS
Hasard (?), l'inauguration du Campus 2000 coïncide avec la suspension par le député permanent d'une série de manifestations organisées dans le cadre de leurs cours par des étudiants en communication de l'enseignement supérieur provincial pour des raisons de procédure et de délais d'autorisation non respectés, selon M.Gilles, pour des raisons politiques, dixit les étudiants (lire LLB du 26/01)
. Vendredi, ceux-ci ont donc remis entre les mains du député permanent une lettre de protestation afin de faire entendre leur voix, arguant que la liberté d'expression fait justement partie de leur formation.
© La Libre Belgique 2001
